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L’Avalanche, l’équipe championne?

crédit La presse canadienne

Les nouvelles divisions de la LNH créeront plusieurs rivalités, plusieurs affrontements qui créeront des guerres et certaines équipes devront accepter leur sort de ne pas faire les séries éliminatoires. Après les articles sur les divisions Nord, Est et Centrale, il ne reste que la division Ouest de la LNH. Il sera intéressant de voir si un mauvais départ laissera des traces dramatiques pour une équipe. Que faut-il retenir de cette division? Qui sont les quatre équipes qui se qualifieront pour les éliminatoires de la LNH ?

Voici les grands titres pour chaque formation.

Ducks d’Anaheim

Les Ducks d’Anaheim auront du pain sur la planche en 2021 puisqu’ils devront complètement changer leur façon de faire. La saison 2019-2020 a été catastrophique de leur côté. Ils ont terminé au 27e rang de la LNH et ils n’ont pas fait de grandes acquisitions pour améliorer ce classement. Toutefois, les jeunes auront beaucoup de place et de temps de glace cette année, ce qui leur permettra de se démarquer. C’est potentiellement l’une des seules bonnes nouvelles à Anaheim. Ils pourront donner beaucoup de temps de jeu à Sam Steel, Troy Terry et Isac Lundeström. À la défensive, l’ajout de Kevin Shattenkirk permet d’avoir de la stabilité, déjà que Cam Fowler, Hampus Lindholm et Josh Manson étaient très bons.

Dans les filets, John Gibson sera secondé de Ryan Miller, ce qui n’est pas une très bonne nouvelle, puisque, dans une saison où les gardiens réservistes seront importants, Miller n’est plus très jeune : il a quand même 40 ans et il n’est plus ce qu’il était. Bref, une autre année à oublier pour Anaheim. Toutefois, un éveil de Ryan Getzlaf pourrait permettre aux Ducks de se retrouver un peu plus haut au classement.

Coyotes de l’Arizona

Les Coyotes de l’Arizona ont causé une légère surprise lors des dernières séries éliminatoires en éliminant les Predators de Nashville au premier tour. Toutefois, la logique a été respectée au tour suivant et les Coyotes se sont faits dominer par l’Avalanche du Colorado. Les Coyotes ont une belle petite équipe qui s’en va dans la bonne direction.

Clayton Keller sera le visage de la formation de l’Arizona. Tout tournera autour de lui à l’attaque. À la ligne bleue, les Coyotes sont très bien structurés avec leur leader Oliver Ekman-Larsson, d’autant plus qu’ils peuvent compter sur d’excellents vétérans comme Alex Goligovski, Niklas Hjalmarsson et Jason Demers. Entre ces joueurs expérimentés, il y a également Jakob Chychrun qui sera à surveiller, puisque celui-ci est un excellent jeune défenseur gaucher.

Dans les filets, les Coyotes passent inaperçus, mais ils comptent sur l’un des meilleurs duos de gardiens avec Darcy Kuemper et Antti Raanta. Grâce à ce tandem, il est fort probable que ce soit les Coyotes qui se glissent à la quatrième et ultime place donnant accès aux séries éliminatoires.

Il s’agit d’une équipe formée d’un grand nombre de vétérans, mais qui a aussi un bon noyau de jeunes… et sans oublier Phil Kessel, qui marque des buts importants. Par contre, ils n’ont pas remplacé Taylor Hall, ce qui pourrait leur faire mal.  

Avalanche du Colorado

Crédit : La presse canadienne

L’Avalanche du Colorado part probablement comme étant l’équipe favorite pour remporter les grands honneurs dans la LNH cette saison. Il s’agit d’une équipe sans faille à vrai dire. À l’attaque, ils ont Nathan MacKinnon qui permettra match après match de faire gagner le Colorado. Mais il n’est pas le seul à l’attaque : Mikko Rantanen, Gabriel Landeskog, Nazem Kadri et Tyson Jost peuvent tous être dominants. Sans compter la profondeur qu’offre Brandon Saad, Andre Burakovsky et Joonas Donskoi.

Ce n’est pas tout ce que représente l’Avalanche du Colorado, car la défensive est incroyable! Cale Makar est un joueur exceptionnel, tandis que Samuel Girard est l’un des bons jeunes défenseurs qui passent sous le radar. Ryan Graves est l’une des pièces maitresses de la formation et l’acquisition du jeune Devon Toews complètera aisément le top 4. Par ailleurs, il ne faut pas négliger l’apport des vétérans Erik Johnson et Ian Cole qui apporteront de l’expérience à cette jeune ligne bleue. Par ailleurs, il sera très intéressant de voir si le jeune Bowen Byram, qui a excellé au Championnat du monde de hockey junior, sera de la formation. S’il réussit à faire l’équipe, le Colorado aura définitivement la meilleure défensive de la LNH.

Toutefois, où l’équipe pourrait vouloir s’améliorer, c’est à la position de gardien de but. Philipp Grubauer et Pavel Francouz sont excellents, mais nous avons vu en séries l’an dernier que si l’un des deux se blesse, c’est beaucoup plus difficile de gagner. Est-ce qu’ils vont essayer d’aller chercher un gardien? Peut-être bien, mais si le duo reste en santé, il n’y a aucune raison de croire que la Coupe Stanley pourrait leur échapper.   

Kings de Los Angeles

Il serait étonnant que les Kings de Los Angeles réussissent à obtenir autant d’éloges que le très grand succès de Queen’s Gambit sur Netflix lors de la prochaine saison.

Les Kings avaient la chance de repêcher au 2e rang lors du dernier encan de la LNH. Ils ont choisi avec raison le grand attaquant Quinton Byfield. Peu importe que ce soit lui ou Tim Stützle (Ottawa), les Kings ont fait un excellent choix qui redonnera vie à l’attaque de Los Angeles. Cet aspect de l’équipe californienne est tout de même très intrigant. Ils ont de très bons joueurs, mais, sauf Anze Kopitar, aucun nom ne ressort du lot pour être une star au classement des compteurs. Ce manque de joueurs étoiles pourrait nuire à Los Angeles dans leur quête de remontée au classement.

Toutefois, leur grande vedette est à la défensive. Drew Doughty a avoué avoir été piqué dans son orgueil la saison dernière et voudra absolument se reprendre et redevenir le défenseur par excellence qu’il était. À ses côtés, Olli Maatta tentera de profiter de sa première saison à Los Angeles pour relancer sa carrière. Dans les filets, ce ne sera pas Jonathan Quick qui déterminera si les Kings auront une bonne saison ou non, c’est plutôt les blessures. Si Quick parvient à rester en santé, les Kings auront une saison acceptable, mais qui devrait les laisser dans les bas-fonds de la division. Toutefois, dans l’optique que Jonathan Quick se blesse encore à long terme, les Kings feront compétition avec les autres équipes pour la dernière place au classement et ils ont de fortes chances de remporter ce triste exploit.

Wild du Minnesota

Le Wild du Minnesota est une des équipes qui n’a jamais vraiment eu d’impact dans la LNH. Minnesota est une équipe qui n’est jamais en reconstruction, mais jamais dans les meilleures formations du Circuit Bettman. Cette année, encore une fois, il est difficile de croire que le Wild aura une saveur intéressante. Dans les filets, c’est extrêmement faible avec Cam Talbot et Alex Stalock, deux vétérans qui n’ont jamais réussi à être des gardiens victorieux. À la défensive, c’est un peu mieux, puisqu’ils possèdent Jared Spurgeon, Matt Dumba, Ryan Suter et Jonas Brodin comme bons défenseurs.

Pour décrire l’offensive du Wild, l’expression « sans saveur » utilisée plus tôt est très bonne. Outre Marco Rossi, qui ratera le début de saison, c’est une vieille attaque chez le Wild avec Zach Parise, Mats Zuccarello, Marcus Johansson et Nick Bonino comme plus hauts salariés. Alors que toutes les équipes essaient de se rajeunir, Minnesota tente de se vieillir. Grâce à ces vétérans, le Wild ne sera pas éliminé de sitôt et l’équipe pourrait même faire les séries si un club devant eux trébuche. Toutefois, ce n’est pas parce qu’ils ont une bonne formation. Remporter la loterie Alexis Lafrenière leur aurait vraiment fait du bien, plus que pour bien d’autres équipes qui étaient dans le boulier.

Sharks de San Jose

Les Sharks de San Jose n’ont pas encore de domicile pour la prochaine saison prochaine compte tenu des règlements dans le comté de Santa Clara et ils ne savent pas s’ils pourront compter sur Evander Kane qui vit de gros problèmes personnels Malgré tout, ils tenteront de remonter dans le classement après avoir été plus que décevants la saison dernière. Malgré le départ de Joe Thornton pour Toronto, l’attaque de San Jose sera encore une fois efficace. Avec Logan Couturre, Timo Meier, Tomas Hertl et Kevin Labanc, ils ont le potentiel d’être une équipe qui ne fera qu’une bouchée de ses adversaires.

À la défensive, ils seront affamés. Après une saison décevante, Erik Karlsson et Brent Burns vont tenter d’amasser un très grand nombre de points comme ils savent le faire. Le plus gros point d’interrogation du côté des Sharks est devant les filets. Martin Jones et Devan Dubnyk sont capables d’être dominants et de faire gagner, mais ils sont également capables du pire. Cependant, il serait surprenant que les deux deviennent mauvais en même temps.

Bref, les Sharks ont l’équipe pour retourner en séries. Toutefois, leur échec de l’an dernier est applicable à quelque chose qui ne doit pas se reproduire cette année si l’équipe veut gagner. Ils ont quand même terminé 29e sur 31 équipes. Seuls Ottawa et Detroit ont été pires qu’eux…

Par ailleurs, ils n’ont peut-être pas pris le meilleur entraineur pour gagner, mais bon, il faut laisser la chance et coureur et la formation est très bonne… sur papier.

Blues de St. Louis

David Perron gagnant de la Coupe Stanley Crédit : Getty Images

Les Blues de St. Louis ont remporté la Coupe Stanley il y a deux ans, puis l’an dernier ils ont été éliminés par les Canucks de Vancouver au premier tour des éliminatoires. Cette année, les attentes seront élevées dans le Missouri et les Blues voudront montrer à la LNH qu’ils sont encore une équipe bien dominante. À l’attaque, le nouveau capitaine Ryan O’reilly restera une menace. Mike Hoffman devrait techniquement être le marqueur qu’il se doit d’être et devrait être en mesure de combler l’absence de Vladimir Tarasenko de ce côté, lui qui est blessé à long terme. Il y a aussi David Perron, Brayden Schenn et Jaden Schwartz qui excellent encore.

À la défensive, St. Louis a frappé un coup de circuit, digne des Cardinals dans la MLB, en signant le défenseur le plus convoité soit Torey Krug. Il sera le quart-arrière de la formation et digne remplaçant d’Alex Pietrangelo. De plus, les Blues pourront compter sur Justin Faulk, Colton Parayko et Vince Dunn pour former un excellent quatuor. Dans les filets, il faudra toutefois que la magie Jordan Binnington continue de faire le travail, puisqu’avec le départ de Jake Allen, il n’y a pas de gardien d’expérience pour le seconder s’il se passe quelque chose.

St. Louis devrait facilement se classer au troisième rang de la division et faire les séries.

Golden Knights de Vegas

crédit photo : JASON FRANSON/THE CANADIAN PRESS VIA AP

Est-ce que ce sera l’année de la dernière chance pour les Golden Knights de Vegas? Depuis leur entrée dans la LNH, l’équipe de Vegas est dominante, mais il semble difficile pour la formation de compléter et aller remporter les grands honneurs. Ils ont perdu gros au cours de la dernière saison-morte avec les départs de Paul Statsny, Nate Schmidt, Cody Eakin et la retraite de Deryk Engelland. Toutefois, ils sont allés chercher un excellent défenseur sur le marché des joueurs autonomes en Alex Pietrangelo.

Bref, les Golden Knights seront encore une fois efficaces à l’attaque avec Stone, Pacioretty, Karlsson, Marchessault et Tuch. Ils seront encore très bons à la défensive avec Pietrangelo, Theodore, Martinez et McNabb. Dans les filets, il faut souhaiter qu’il n’y ait pas de malaise et de controverse entre Robin Lehner et Marc-André Fleury. La fin de saison dernière et les séries éliminatoires avaient amené beaucoup de discussions, ce qui pourrait être une distraction. Toutefois, s’il n’y a pas de problème, la formation du Nevada a d’excellents gardiens de but.

L’équipe ne devrait pas craindre de rater les éliminatoires.

QUE SE PASSERA-T-IL?

Quatre de ces huit équipes seront des éliminatoires. Il y aura certainement l’Avalanche, les Golden Knights et les Blues en séries. Peu importe l’ordre, à moins d’une catastrophe, ils seront là. Pour la quatrième place, ce sera entre le Wild, les Sharks ou les Coyotes, qui auront un petit avantage. Finalement, les Ducks et les Kings devraient logiquement s’amuser à essayer d’être le moins pire des deux. À suivre…

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