Basketball

Le miracle des Celtics

En battant hier les Sixers par la marque de 114 à 112, les Celtics réalisaient ce qu’absolument personne n’a osé prédire : une victoire en cinq rencontres et un accès à la finale de conférence. La troupe de Brad Stevens affrontera donc LeBron et les Cavaliers dès dimanche, au TD Garden.

En seulement cinq rencontres

Qui l’eût cru? Après avoir vaincu les Bucks d’Antetokounmpo en sept, les Celtics se frottaient à la jeunesse des Sixers. Philadelphie étant les favoris pour l’emporter, leur élimination en seulement cinq rencontres demeure une surprise à travers la NBA. Pourtant, le plan de l’entraîneur Stevens a su menotter l’explosive offensive des Sixers et leur meneur de jeu, Ben Simmons. En effet, la future recrue de l’année a même connu le pire match de sa carrière, enregistrant une efficacité de 0% (0/4) pour seulement un point lors du duel #3.

«They did a great job guarding us, taking us out of our comfort zone.»

– Joel Embiid sur la défensive de Boston

Embiid enregistre une moyenne de 23 points et 12.2 rebonds lors de cette série.

En ce sens, l’offensive des Sixers s’est montrée moins convaincante qu’en saison régulière, inscrivant plus de cinq points de moins en moyenne contre les Celtics.

Les Celtics sans Kyrie Irving et Gordon Hayward

La question qui se retrouve sur toutes les lèvres : comment les Celtics ont-ils pu se retrouver au deuxième rang de l’Est et en finale de conférence sans leurs deux meilleurs joueurs?

Irving est absent depuis février alors que Gordon n’a disputé que cinq minutes dans la saison.

D’où le miracle.

Cependant, ce miracle possède un nom : Brad Stevens. L’entraîneur des Celtics a su trouver le parfait équilibre dans ses diverses combinaisons pour créer une rotation efficace aux deux bouts du terrain. De plus, il en a aussi profité pour permettre l’éclosion de plusieurs jeunes joueurs au sein de la franchise. Un tel fait d’armes lui voudra assurément une place de choix dans la conversation sur l’entraîneur de l’année.

D’abord, l’efficacité de Jaylen Brown a explosé, passant de 6.6 points par match lors de son année recrue à 14.5 points cette saison. Ensuite, la recrue Jayson Tatum s’est rapidement révélée indispensable à l’offensive bostonnaise, frôlant les 14 points par rencontre. L’ailier se démarque particulièrement en séries, inscrivant près de 24 points par match contre les Sixers. En fait, il en est à son septième duel consécutif en séries avec au moins 20 points, un record pour une recrue des Celtics. Le remplaçant d’Irving, Terry Rosier, multiplie aussi les miracles par sa constance sur le jeu. Le meneur de jeu a marqué 19 points par joute contre Philadelphie, soit près de 12 points de plus que sa moyenne en carrière.

Et ça, c’est juste les surprises.

Jayson Tatum et Marcus Smart.

Défensivement, Ojeleye et Morris se montrent particulièrement efficaces et contribuent énormément à la meilleure brigade défensive du circuit en saison régulière. Sans oublier Al Horford, qui retrouvera son ancien coéquipier Kyle Korver contre Cleveland. Le centre demeure le pilier de la formation en l’absence d’Irving. Ses prouesses défensives, sa fiabilité ainsi que sa production offensive prouvent qu’il méritait bien sa place au match des étoiles.

Imaginez un peu cette même équipe menée par Irving et Gordon, l’Est pourrait voir naître un nouveau roi.

Contre LeBron

Malgré leur exceptionnelle saison, malgré qu’ils possèdent la meilleure défensive de la ligue et malgré qu’ils détiennent l’avantage du terrain, Cleveland demeure tout de même favori pour remporter l’Est.

La raison est simple : LeBron James.

LeBron James et Al Horford.

Le King tentera de vaincre les Celtics pour une deuxième année consécutive. Lors de pareilles circonstances la saison dernière, Cleveland balayait Boston en marquant en moyenne 26 points de plus par duel. Une véritable humiliation. Par contre, les Celtics ont beaucoup évolué depuis.

Irving a changé de camp et Boston possède plusieurs solutions offensives. De plus, ils sont plus athlétiques et imposants défensivement. La tâche demeure cependant lourde, arrêter LeBron relève presque de l’impossible si on se fit à ses récentes performances.

«LeBron’s on just a ridiculous run of play, and we know it’ll be quite a challenge.»

– Brad Stevens, entraineur des Celtics

Avec Tatum, Brown, Morris et Ojeleye pour couvrir successivement LeBron, Steven possède plusieurs outils afin de trouver une solution. Il devra aussi s’inspirer des Pacers qui, en jouant très physiquement, avaient réussi à freiner l’offensive des Cavs. La clé sera donc d’empêcher LeBron d’être agressif au panier tout en tentant de déranger ses tireurs aux ailes.

Bonne chance.

Dans tous les cas, je ne vois simplement pas les Celtics arrêter James. LeBron ira à sa huitième finale consécutive en cinq, peut-être six rencontres. Toute autre prédiction me semble désuète, une équipe à l’effectif restreint tel Boston ne parviendra pas à acculer LeBron et les Cavaliers. Et pour être honnête, j’aimerais bien voir LeBron affronter de nouveau les Warriors!

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