Basketball

LeBron James : roi du Nord

Une fois de plus, les Raptors de Toronto s’effondrent devant la puissance de LeBron James. La défaite de 128 à 93 d’hier marque la 10e consécutive de l’équipe face à LeBron en séries. Un échec humiliant pour une franchise s’étant réinventée spécifiquement pour vaincre James et conquérir l’Est.

Voici donc les cinq raisons pour lesquelles Toronto n’a pu concrétiser sur la meilleure saison de son histoire (59-23).

1. Le brio de LeBron James

Évidemment.

Avec 29 points, 11 aides et 8 rebonds, LeBron a aisément disposé de Toronto hier soir devant ses partisans. Il en a même profité pour animer le banc des siens lors des huit dernières minutes de la rencontre. La série étant déjà scellée, difficile de lui refuser ces quelques minutes de repos bien méritées. Lors des quatre duels, James enregistre une moyenne de 34 points, 11.3 aides et 8.3 rebonds, tirant pour 55%.

Après une difficile première ronde, il profitera de cette semaine pour refaire le plein d’énergie. En effet, la finale de conférence ne pourra débuter que dimanche si les Celtics remportent le prochain match.

La série contre Toronto marquait la 23e série victorieuse consécutive du King dans l’Est, le tout avec une fiche de 44-8 depuis son retour à Cleveland. En prime, il n’est plus qu’à quatre gains d’une huitième présence d’affilée en finale.

LeBron James alors qu’il enfile son «buzzer beater» qui donne la victoire aux Cavaliers lors du match #3.

2. Enfin de l’aide pour LeBron

Affirmer que LeBron a vaincu à lui seul les Raptors serait complètement faux. À l’inverse de la série contre les Pacers, plusieurs joueurs ont trouvé le moyen de produire offensivement. En fait, six joueurs ont enregistré une moyenne supérieure à dix points, contrairement à deux contre les Pacers. Love (20.5), Korver (14.5), Smith (12.5), Green (12.3) et Hill (10.3) sont habillement parvenu à soutenir les 34 points de James.

La tendance va-t-elle se maintenir? Aucune idée. Dans tous les cas, capitaliser sur cette opportunité était nécessaire et un gage de confiance pour la prochaine ronde.

3. L’inconstance de DeMar DeRozan

Le joueur étoile des Raptors était éjecté de la partie hier, en fin de troisième quart, suite à une faute flagrante à l’endroit de Hill. Une belle manière de terminer sa saison, à l’image de sa série. DeRozan cumulait 13 points en 31 minutes dans la défaite. Il marquait en moyenne 17 points par rencontre lors cette série, soit six de moins qu’en saison régulière

Malheureusement, ça ne se termine pas là. Le visage de la franchise torontoise tirait pour 44% tout en manquant ses neuf lancers derrière l’arc. Écoutez, DeRozan en arrachait tellement que les Raptors détenaient un différentiel de -74 avec lui sur le jeu.

Aoutch.

DeRozan enregistre une moyenne inférieure à 17 points dans la série contre les Cavaliers.

Juste pour le fun, prêtons-nous au jeu des comparaisons. Lors de cette série :

LeBron James en 165 minutes : 136 points / 33 rebonds / 45 aides / 57 sur 103.

DeRozan et Lowry en 277 minutes : 138 points / 30 rebonds / 46 aides / 53 sur 108.

Pour terminer, DeRozan s’est récemment exprimé sur ses troubles anxieux et ses crises de panique. Force est d’admettre que la pression dont il est victime à Toronto est trop lourde pour ses épaules. DeMar est un candidat au titre de MVP et il n’a pas joué comme tel dans les présentes circonstances. Il est un excellent joueur qui, malheureusement, ne peut s’identifier comme le leader approprié pour la seule formation canadienne du circuit. Sa situation doit être prise en compte par la direction et on doit absolument aller chercher un joueur d’impact pour mener l’excellente troupe torontoise au succès qui lui ait dû. Il m’apparaît clair que DeRozan connaîtra une phénoménale carrière. Cependant, s’il gagne un titre, ce sera comme seconde option, tel Kevin Love à Cleveland.

4. L’efficacité des Cavaliers derrière l’arc

Avec une efficacité de 32.2% en première ronde, difficile de remporter une série. Contre les Raptors, les Cavs ont su créer l’espace pour tirer à 41%. Lors du match décisif, Cleveland a réussi 12 de ses 26 lancers (46.1%). Lorsque cette formation détient un si haut taux de réussite, elle devient une menace constante en offensive très difficile à défendre.

Kyle Korver avec 14.5 points par match lors de la série.

5. Un Dwayne Casey sans solution

Le maestro de l’équipe torontoise n’a pas su diriger sa troupe vers une seule victoire face aux Cavaliers. D’abord, il s’est révélé inefficace dans la gestion de son joueur étoile et de l’impact mental que les performances de LeBron avaient sur lui. Ensuite, et à l’inverse de la finale de 2011 avec Dallas, il n’a pas su mettre en place un système défensif nuisant à LeBron James. Enfin, les nombreux changements d’alignement apportés ont nui à la cohésion de l’équipe et les divers agencements tentés ont été inefficaces face au système des Cavs. À mon avis, et malgré la saison exceptionnelle, c’est l’heure d’un changement à Toronto derrière le banc.

En attendant, Cleveland affrontera les vainqueurs de la série Boston-Philadelphie, menée 3-1 par les Celtics.

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