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ENTREVUE | Pierre Gervais partage ses souvenirs

Pierre Gervais Francois Lacasse/Getty Images

Pierre Gervais est le gérant de l’équipement des Canadiens de Montréal depuis plus de 20 ans et est membre de l’organisation depuis plus de 30 ans.

Depuis le début de sa carrière, il a été sur l’équipe gagnante de la Coupe Stanley en 1993, de la Coupe Calder en 1985, mais il est également champion de la médaille d’or avec la formation canadienne aux Jeux olympiques de Vancouver, de Sotchi et de Salt Lake City.

L’équipe de Sur Le Banc a eu la chance de le rencontrer au début du mois de novembre. Voici les meilleurs moments de cet entretien.

Ne pas compter les heures

Tout d’abord, le travail du gérant de l’équipement des Canadiens de Montréal implique beaucoup de paperasse auprès de la LNH, mais, comme le nom l’indique, il s’occupe des bâtons, de l’aiguisage des patins et de tout équipement nécessaire aux joueurs.

Questionné à propos de l’horaire d’un gérant de l’équipement, sa réponse n’a pas été très surprenante : l’horaire est similaire au joueur lors de jour de match. Il y a le matin, où il reste à l’amphithéâtre jusqu’à midi, puis il retourne à la maison faire sa sieste de l’après-midi. Il retourne sur place pour 16h.

Bien que la saison se termine à l’élimination de l’équipe, il continue de travailler jusqu’au mois de juillet, où il y a le camp de développement des Canadiens et l’arrivée de nouveaux joueurs. Par la suite, jusqu’au retour en septembre, c’est assez mort de son côté.

Hier et aujourd’hui

En 30 ans de métier, ça a beaucoup changé. Selon Pierre Gervais, tout est différent. Maintenant, tous les vestiaires et endroits hors glace sont spacieux. Notons que tous les membres de l’organisation ont un chef cuisinier à leur disposition pour leur repas au Centre Bell ou à Brossard.

Les joueurs aussi ont changé. Leur physionomie est bien différente et ce sont maintenant des athlètes olympiques. Concernant les technologies sur l’équipement des joueurs, il ne sait pas où celles-ci s’arrêteront. Il constate que les gants sont de plus en plus légers et que les bâtons sont à la limite de la légèreté. Il a également hâte de voir ce que les nouveaux casques CCM moulés donneront sur les têtes des joueurs.

Pour lui, son plus grand défi est qu’il est très perfectionniste. Voilà pourquoi il veut que tout ce toujours impeccable.

Du côté de ce qu’il ne contrôle pas, il y a l’aspect de livraison. Il doit toujours s’assurer d’avoir les choses à temps, même qu’il doit parfois négocier pour les avoir plus tôt. Toutefois, le plus gros défi auquel il doit faire face est lorsque le match se termine et que l’équipe doit voyager. Dans ces situations, lui et son équipe doivent absolument être très rapides pour tout emballer, puisque l’avion doit décoller avant 23h.

L’attribution des numéros

Pierre Gervais nous a également appris une information que nous n’aurions jamais devinée. Le #50 n’a jamais été attribué, et ne sera pas attribué tant et aussi longtemps qu’il sera là, puisque le #50 appartient déjà… à Molson! Plus précisément à la Labatt 50. C’est pour cette raison qu’il n’y en a pas de joueur avec ce numéro.

Pour les autres joueurs qui arrivent, la distribution des numéros est du cas par cas. Certains joueurs peuvent décider de leur numéro. Par exemple Tyler Toffoli a demandé le #73. Quant à Josh Anderson, c’est en discutant avec Pierre Gervais qu’il a décidé de prendre le #17. Par contre, certains joueurs ont vu leur numéro être imposé comme Alexander Romanov qui a dû se contenter du #27. 

Ce n’est pas comme ça partout à travers la LNH, mais Marc Bergevin est un DG qui aime s’impliquer dans les numéros et qui aime que les jeunes joueurs aient des petits numéros. Par ailleurs, les joueurs qui sont repêchés dans des rondes ultérieures ou invités au camp ne choisissent pas leur numéro, mais peuvent en prendre un nouveau une fois qu’ils font l’équipe.

Pierre Gervais en cinq moments

Pierre Gervais Francois Lacasse/Getty Images

Parmi sa grande carrière de plus de 25 ans dans la LNH, il n’y a pas qu’un seul beau moment qui lui vient en tête. Toutefois, ceux qu’il aime le plus raconter sont ses quatre Jeux olympiques et la première fois où Wayne Gretzky l’a appelé personnellement. Le retour de Saku Koivu a aussi été un grand moment rempli d’émotion pour lui.

Parmi ses autres grands moments, il y a bien sûr la fermeture du Forum de Montréal et l’ouverture du Centre Molson. Finalement, il se rappellera toujours le moment où il a été ovationné au centre de la glace du Centre Bell pour son 2500e match dans la LNH.

Anecdote surprenante

Finalement, pour conclure l’entrevue, il a raconté l’une des anecdotes les plus drôles qu’il a vécu dans sa carrière. C’était en 1985, lors de la finale de la Coupe Calder avec un certain Patrick Roy comme gardien de but. L’équipe allait partir pour Baltimore puisque les Canadiens de Sherbrooke affrontaient les Skipjacks de Baltimore en grande finale. Pour aller plus vite, un membre de l’équipe médicale a rempli le sac d’équipement de Patrick Roy. Personne ne s’est ensuite soucié de l’équipement du futur gardien vedette du Tricolore.

Toutefois, la mitaine et le bloqueur de Roy étaient restés cachés derrière la sécheuse afin que l’équipement soit encore plus sec, ce que l’équipe médicale ne savait pas.

L’équipe arrive donc à Baltimore lors de la grande finale sans deux pièces d’équipement appartenant à Patrick Roy. Celui-ci a dû utiliser un vieux «set» usé prêté par l’organisation des Skipjacks pour ce match. Cet oubli n’a toutefois pas empêché Patrick Roy… d’être nommé le joueur du match en se sauvant avec la victoire en grande finale!   

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