Canadiens

Aperçu de la division Canadienne de la LNH

(Photo : Chase Agnello-Dean/NHLI via USA TODAY Sports)

« Ô Canada! Terre de nos aïeux. Ton front est ceint de fleurons glorieux! Car ton bras sait porter l’épée. Il sait porter la croix! Ton histoire est une épopée. Des plus brillants exploits. »

C’est cette chanson qui jouera avant chaque match dans la division canadienne de la LNH. Pour la saison 2021, les sept formations canadiennes s’affronteront entre elles pour avoir un calendrier de 56 matchs. Que faut-il retenir de cette division? Qui sont les quatre équipes canadiennes qui se qualifieront pour les éliminatoires de la LNH?

Voici les grands titres pour chaque équipe.

Canucks de Vancouver

Vancouver a été la franchise canadienne qui s’est rendue le plus loin en séries éliminatoires l’été dernier. Menés par Elias Pettersson et Quinn Hughes, les Canucks tenteront de faire mieux que le 7e match de la deuxième ronde de l’an dernier, moment où ils ont été éliminés par les Golden Knights. Ils ont subi quelques pertes sur le marché des joueurs autonomes, puisqu’ils ont perdu leur gardien numéro un au profit des Flames de Calgary. En effet, Jacob Markstrom a quitté pour l’équipe qui flambe en Alberta, tout comme Chris Tanev, Josh Leivo et Louis Domingue. Parmi les autres départs importants, il y a également Tyler Toffoli qui n’a joué que 10 matchs de saison régulière, puis sept de séries, et a décidé de se joindre aux Canadiens de Montréal.

Toutefois, l’avenir ne sera peut-être pas sombre à Vancouver puisque Brayden Holtby viendra remplacer Markstrom, Nate Schmidt viendra pallier le départ de Chris Tanev. Il sera intéressant de voir à Vancouver s’ils seront capables de gérer la pression, puisqu’ils sont vus par plusieurs les favoris pour remporter la section.

Oilers d’Edmonton

Crédit photo : Getty images

Pour citer Bruno Gervais de l’émission Max & Bruno, les Oilers ont des chances de gagner si Connor McDavid et Leon Draisaitl jouent 49 minutes par matchs. C’est ironique, mais c’est à peu près vrai. Sans ces deux joueurs, les Oilers ne sont absolument rien. Leur défensive est toujours boiteuse et leurs gardiens ne sont pas très convaincants. Il y a bien sûr Yamamoto, Nugent-Hopkins, Neal, Chiasson, mais leur offensive n’est pas une menace. Le grand retour de Jesse Puljujarvi créera peut-être un électrochoc, mais le directeur général Ken Holland devra encore travailler fort pour que la formation devienne une puissance.

Avec leur meilleur défenseur Oscar Klefbom sur la touche pour la totalité de l’année, il se pourrait bien que ce soit une autre année de misère dans la capitale albertaine. Toutefois, l’arrivée de Tyson Barrie aidera grandement la défensive des Oilers. Avec l’émergence de Evan Bouchard et l’arrivée éventuelle de Philip Broberg, ce sera intéressant à suivre.    

Les Oilers sont sérieusement l’équipe qui peut se retrouver à toutes les positions dans cette division (sauf en dernière place, endroit pour les Sénateurs).

Flames de Calgary

Les Flames de Calgary sont une équipe très bien formée. Excepté Milan Lucic, les attaquants des Flames sont tous très dynamiques et ils peuvent être une menace. Matthew Tkachuk, Johnny Gaudreau, Elias Lindholm et Andrew Mangiapani vont brûler la glace et faire résonner la sirène des buts à profusion. Mais est-ce assez? La défensive n’est plus ce qu’elle a déjà été, même si Mark Giordano demeure l’un des meilleurs défenseurs de la LNH. Noah Hanifin et Rasmus Andersson continuent d’être excellents. Leur point d’interrogation peut être devant les filets. Bien que l’on sait que Jacob Markstrom est un excellent gardien, est-ce qu’il saura s’adapter au style de jeu des Flames? Celui-ci est du genre à donner beaucoup de retours, il faudra absolument que ces défenseurs balaient bien le devant du filet.

Bref, les Flames ont tout pour avoir du succès, seront-ils capables d’être aussi bons qu’ils le doivent? Les attentes sont très grandes à Calgary, la concession sera peut-être la surprise de cette division toute canadienne.

Jets de Winnipeg

Au début de la saison 2019-2020, les partisans de Winnipeg se posaient une question : avec ou sans Dustin Byfuglien? Cette année, les partisans se poseront une question : avec ou sans Patrik Laine? Sera-t-il finalement échangé ou non? Les arrivées de Paul Stastny et de Nate Thompson améliorent la ligne de centre des Jets qui était quand même assez faible la saison dernière. Avec les blessures en séries, l’attaque des Jets était plus qu’anémique, c’est pourquoi Kevin Chevaldayoff a cherché à améliorer quelques problèmes. Mais il faudra vraiment voir ce qui se passera avec Patrik Laine et qui irait à Winnipeg en retour.

Toutefois, les Jets ne se sont pas améliorés en défensive. Josh Morrissey restera le seul défenseur de premier plan parmi le groupe de six. Neal Pionk fera du mieux qu’il peut, mais il fera froid à Winnipeg, car ce n’est pas une défensive qui risque d’être souvent dans le positif.

Dans les filets, Connor Hellebuyck continuera de dominer, mais il ne peut faire seul. Dans un calendrier très surchargé, son second aura de grosses responsabilités, mais il sera difficile de croire qu’il pourrait faire le travail dans un si gros sprint, car Laurent Brossoit n’a qu’une seule bonne saison comme substitut dans la LNH.

Maple Leafs de Toronto

Les Maple Leafs de Toronto n’ont plus d’excuses et il serait à peu près temps qu’ils réussissent à passer le premier tour éliminatoire. Ils sont chanceux, puisque Boston n’est pas au Canada, les Bruins ne pourront donc pas les éliminer. Ils ont une attaque dévastatrice avec les Marner, Matthews, Tavares et Nylander. En plus de compter sur Jumbo Joe (Thornton), Kerfoot, Hyman et Mikheyev, l’attaque à Toronto ne devrait pas être un problème.

Toutefois, bien qu’améliorée, la défensive de Toronto sera toujours questionnable. Morgan Rielly sera toujours un rouage important. Est-ce que T.J. Brodie sera capable de livrer la marchandise en étant l’un des défenseurs importants de l’équipe? Jake Muzzin aura moins de temps de glace, mais sera encore très sollicité. Ces trois défenseurs devront jouer gros pour aider Toronto à remporter des matchs serrés. Dans les filets, Frederik Andersen devra faire taire ses détracteurs. Le Danois reçoit beaucoup de critiques puisqu’il ne parvient pas à voler des matchs lorsque l’offensive n’est pas au rendez-vous. 

Les Maple Leafs ont donc l’offensive pour remporter le titre de la division.

Sénateurs d’Ottawa

crédit photo : Compte twitter des @Senators

Les Sénateurs d’Ottawa seront très intrigants lors de la prochaine saison. On peut croire qu’ils seront encore mauvais comme leurs deux dernières campagnes, mais il y a une autre possibilité. Brady Tkachuk, Connor Brown, Drake Batherson et Josh Norris continueront de progresser en étant des personnages importants pour l’offensive à Ottawa. L’expérience de Dadonov, Tierney, Anisimov, Watson et même Galchenyuk pourrait faire un beau mélange entre la jeunesse et la vieillesse. D’ailleurs, côté jeunesse, il ne faut pas oublier que les Sénateurs pourraient avoir dans leur formation des jeunes comme Logan Brown, Tim Stuetzle et Alex Formenton. Plein de bons jeunes tous talentueux.

À la défensive, Thomas Chabot est nettement le meilleur défenseur de cette équipe. Le manque d’arrière fiable et constant fera mal à l’organisation, puisque Zaitsev, Gudbranson et Jaros sont bons, mais ne sont clairement pas une force. Dans les filets, il sera intrigant de voir si Matt Murray peut performer sans l’apport d’un Sidney Crosby. Murray a eu des saisons en deux temps, si bien que les Penguins ont préféré Tristan Jarry comme gardien de but partant. Il a déjà prouvé qu’il était bon sous la pression, mais il va trouver ça moins drôle si les Sénateurs ne réussissent pas à vaincre des équipes qu’ils affronteront au moins à huit reprises. 

Canadiens de Montréal

Maintenant, que dire des Canadiens de Montréal? On pourrait l’appeler « l’équipe des Si ».  Si Price reste en santé, si Suzuki et Kotkaniemi reviennent comme en séries, si Anderson marque des buts, si Jonathan Drouin joue à la hauteur de son talent. Finalement, si Toffoli devient un joueur d’impact. Les Canadiens se sont placés dans une situation où, si toutes ces suppositions se réalisent, ils pourraient être l’équipe favorite de la division canadienne.

Les trois premières lignes peuvent marquer tous les soirs. La défensive sera très physique et difficile à affronter, puisque les doubles-échecs de Weber et de Chiarot seront de retour. Le nouveau venu Joël Edmundson a cette passion en commun avec les deux autres défenseurs devant le filet.

Ceux qui demandaient que Price soit le gardien de but pour 60 matchs seront potentiellement déçus de savoir qu’il n’y en aura que 56, mais peu importe le nombre de matchs qu’il ne jouera pas, son adjoint pourra faire le travail. Jake Allen aura la tâche de garder les filets pour au moins 15 matchs, ce qui donnera un gros repos à Price dans une saison très chargée. Price sera reposé et prêt à exceller pour prouver à tous ses détracteurs qu’il est encore le meilleur gardien de la LNH et qu’avec lui, Montréal a une très grande chance de gagner.

La coupe ou rien?

Par ailleurs, Marc Bergevin est « all-in » cette saison. Il sait que la fenêtre de Price et Weber se referme, et, étant donné qu’une équipe canadienne sera assurément en demi-finale de la Coupe Stanley, donc à quatre victoires de la grande finale. Tout ça sans affronter les plus grandes puissances de la LNH comme le Lightning, les Bruins, les Capitals et leurs bêtes noires en éliminatoires, les Hurricanes et les Flyers.

Bergevin ne voudra donc pas manquer sa chance et ne sera peut-être pas patient envers Claude Julien.

Que se passera-t-il?

Quatre des sept équipes seront des éliminatoires. Sans être méchant, Ottawa pourrait bien se battre pour les séries, mais ne les fera pas. Ils seront vraisemblablement dernier dans cette division. Il en reste deux à éliminer. Sans défenseur de premier plan, les Oilers devront absolument se fier sur McDavid et Draisaitl. La compétition sera trop féroce pour eux, ils seront peut-être éliminés pour cette raison (ou champion grâce à McDavid et Draisaitl, c’est vraiment un ou l’autre). Il reste donc une équipe qui ne sera pas en éliminatoire parmi Toronto, Montréal, Vancouver, Calgary et Winnipeg. Pour leur défensive douteuse, les Jets pourraient bien être la dernière équipe à rater les séries éliminatoires. Dans un sprint, la moindre faille pourrait être fatale.

Il serait possible de penser que les quatre équipes en séries seraient Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary. MAIS, ce ne sont que des analyses sur papier, c’est après tout sur la glace que ça se joue. 

Ce qui sera très intéressant également, c’est de voir la bataille de l’Alberta. Les Oilers et les Flames se détestent et s’affronteront pas moins de 10 fois! C’est très intéressant!

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