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À quoi pourrait ressembler la MLS après son tournoi?

Ayo Akinola du TFC et Jukka Raitala de l'Impact (Crédit photo : 25stanley)

La MLS a réussi son pari en devenant le premier circuit majeur du sport nord-américain à reprendre ses activités à la suite de l’interruption généralisée provoquée par la pandémie de la COVID-19. Le tournoi bat son plein et nous en sommes déjà rendus à la finale. Seuls Dallas et Nashville n’ont pas pu prendre part à la joute. La MLS est cependant en train d’évaluer ses options et certaines questions doivent être abordées.

Reprise prévue le 22 août

Selon les dernières rumeurs, la MLS prévoit poursuivre la saison de la MLS à partir du 22 août dans chaque marché de la ligue. Cela signifie donc que, comme la MLB, les équipes de la MLS joueraient dans leurs stades et voyageraient à travers le pays. Les équipes retrouveraient leur vestiaire, leur centre d’entraînement et leur famille.

La question des voyages entres les différentes villes amène cependant quelques inquiétudes. En ce moment, ça va bien dans la MLS, car ils se retrouvent dans une bulle. Toutefois, lorsque l’on regarde la situation de la MLB, où les cas sont assez nombreux, la MLS doit se poser des questions et prouver son sérieux.

La ligue débuterait par une séquence de six matchs, probablement entre équipes rapprochées. Par la suite, si tout va bien, dès le 16 septembre, douze autres matchs par équipe seraient prévus. Les séries débuteraient en novembre avec huit ou neuf équipes par conférence et la finale aurait lieu à la mi-décembre.

Le cas de Nashville et Dallas

Les deux équipes qui n’ont pas participé au tournoi MLS is Back, Nashville et Dallas, ont joué trois matchs de moins que les autres puisque les matchs de la phase de groupe comptaient pour la saison. Les deux clubs devront ainsi rattraper le temps perdu en jouant davantage de matchs dans un laps de temps plus court. Et comme ce sont les deux seules équipes, c’est donc dire qu’elles vont s’affronter à trois reprises. Le fait de jouer plus souvent en peu de temps sera vraisemblablement un désavantage pour eux, car ils auront moins de temps de repos.

Le sort des équipes canadiennes

Comme le cas de Blue Jays l’a montré, il n’est pas simple d’avoir une ligue qui évolue dans deux pays présentement. Il y a donc des chances très fortes de dire que l’Impact, le TFC et les Whitecaps ne puissent pas affronter leurs rivaux américains s’ils restent au Canada. Deux options pourraient s’offrir à eux.

La première serait d’avoir seulement des matchs entre les équipes canadiennes. C’est fort probablement sur cette option que la ligue penche pour les premiers six matchs. Ainsi, l’Impact affronterait trois fois les Whitecaps et trois fois le TFC si cette option était retenue. Cela laisserait le temps à la MLS de voir comment la situation évolue entourant la COVID-19 et si la position du gouvernement fédéral évoluera.

L’autre point serait que, comme les Blue Jays, les trois équipes jouent le reste de leur saison au sud de la frontière. Les équipes pourraient partager le stade d’une autre formation (ex. l’Impact avec le Revolution) ou utiliser un stade universitaire américain (ex. l’Impact utilisant les installations de l’université du Connecticut). Certaines mises aux normes pourraient être nécessaires dans ce dernier cas, mais la MLS devra rapidement statuer afin de permettre aux clubs canadiens de planifier et d’éviter d’être dans le même bourbier que celui des Blue Jays.

Une chose semble cependant certaine : les chances de voir des spectateurs dans les gradins du stade Saputo semblent presque nulles pour cette année.

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