Coupe du monde féminine

En route vers la Coupe du monde féminine | Groupe E

Cinquième billet d’une série de six en vue de la prochaine Coupe du monde féminine qui débute le 7 juin prochain. Après le groupe A, groupe B, groupe C et groupe D, voici maintenant le groupe E, celui de nos Canadiennes!

Le Canada

Normalement, lorsque l’on écrit, on essaie de ne pas avoir de parti pris, mais de ce cas-ci, c’est impossible pour moi de ne pas être sous le charme de nos Canadiennes. L’équipe a seulement raté une édition de la Coupe du monde et c’était le tournoi inaugural en 1991. En 2015, les Canadiennes ont réalisé le deuxième meilleur résultat de leur histoire avec une 6e place en plus d’avoir remporté la médaille de bronze lors des deux derniers tournois olympiques. Elles sont présentement au 5e rang mondial.

Nos Canadiennes sont prêtes à tout pour accéder au podium (dailyhive.com)

Devant le filet, nous retrouverons Stéphanie Labbé qui a brillamment pris la relève d’Erin McLeod à partir de 2016. En défensive, le Canada compte sur la meilleure jeune joueuse de la dernière Coupe du monde en Kadeisha Buchanan, qui est maintenant membre de l’Olympique Lyonnais. Il y a aussi la jeune Ashley Lawrence qui constitue un élément central de la défensive canadienne. Ces deux jeunes joueuses seront accompagnées d’Allysha Chapman, de Shelina Zadorsky ou de Rebecca Quinn pour le front défensif canadien.

Au milieu de terrain, on retrouvera les vétéranes Sophie Schmidt et Desiree Scott qui font partie des fondations de cette équipe. Elles alimentent très bien le jeu offensif et ont l’habitude de s’imposer dans cette aire de jeu. Elle seront accompagnées de deux jeunes joueuses. Jessie Fleming, âgée de 21 ans, et Gabrielle Carle, âgée de 20 ans et seule Québécoise du groupe, devraient elles aussi être du groupe de partants et représenter de bons espoirs. À l’attaque, c’est Christine Sinclair qui est la grande vedette. Elle pourrait battre le record du plus grand nombre de buts avec une sélection nationale. Il ne lui en manque plus que trois pour égaler le record.

Le Cameroun

C’est la deuxième apparition du Cameroun à la Coupe du monde féminine. L’équipe avait participé à l’édition de 2015 et, pour leur première apparition, les Camerounaises ont atteint les huitièmes de finale. À la Coupe d’Afrique féminine, le Cameroun a terminé au troisième rang, ce qui équivaut à la dernière place qualificative pour la Coupe du monde féminine. Actuellement, le Cameroun se trouve au 46e rang mondial.

Le Cameroun tentera de faire aussi bien qu’en 2015 (equalizersoccer.com)

Dans les buts, le Cameroun comptera sur l’habituelle collaboration d’Annette Ngo Dom. En défensive, nous devrions voir en action un quatuor de joueuses qui évoluent dans la Ligue 1 française : Christine Manie, Yvonne Leuko, Aurelle Awona et Claudine Meffometou. Elles auront un gros boulot à faire en raison de la profondeur offensive des autres équipes du groupe.

Au milieu de terrain, Jeannette Yango, Genevieve Ngo Mbeleck et Raissa Feudjio devraient être titulaires. Beaucoup de joueuses dans cette unité n’ont pas encore connu la sélection nationale, ce qui laisse présager un manque de profondeur. À l’attaque, on retrouvera celle qui avait grandement contribué à la qualification du Cameroun pour les huitièmes de finale il y a quatre ans : Gabrielle Onguéné. Elle est d’ailleurs l’une des meilleures joueuses africaines. Madeleine Ngono Mani devrait l’accompagner, à moins que le sélectionneur décide d’y aller avec une joueuse plus jeune comme Michaela Abam.

La Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande participe à une troisième Coupe du monde féminine consécutive et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les Néo-Zélandaises ont le vent dans les voiles ces derniers temps. La nation a notamment enregistré des victoires contre l’Angleterre, l’Argentine et la Norvège. Les filles tenteront d’atteindre les huitièmes de finale pour une première fois cette année. La Nouvelle-Zélande se trouve présentement au 19e rang mondial.

La Nouvelle-Zélande parviendra-t-elle à surprendre? (globalcitizen.org)

Pour protéger la forteresse néo-zélandaise, nous devrions voir Erin Nayler, la portière de Bordeaux. Dans le front défensif, la Nouvelle-Zélande devrait faire appel à leur capitaine, Ali Riley. Ce sera sa quatrième présence en Coupe du monde féminine en plus de ses trois participations olympiques. Riley est le coeur de cette défensive. On verra aussi Ria Percival qui, pour une joueuse évoluant en défensive, a un bilan offensif plutôt impressionnant avec pas moins de 14 buts. Abby Erceg et Rebekah Stott devraient compléter cette défensive.

Au milieu de terrain, la Nouvelle-Zélande misera sur trois joueuses qui ont plus d’une centaine de sélections nationales chacune. Annalie Longo, Betsy Hassett et Katie Duncan ont respectivement 113, 111 et 122 sélections. À l’attaque, on mise aussi sur des valeurs sûres avec Sarah Gregorius et Rosie White. Ce sont donc des visages habituels pour la Nouvelle-Zélande, mais qui ont prouvé qu’elles pouvaient faire le travail.

Les Pays-Bas

Les Pays-Bas participent à leur deuxième Coupe du monde féminine et elles ont un très beau parcours. En 2017, elles ont remporté l’Euro féminin sur leur terre. Elles ont également remporté l’édition 2018 de la Coupe d’Algarve. Étonnamment, elles ont dû se battre jusqu’au bout pour se qualifier pour le présent tournoi. Terminant deuxième de leur groupe après la Norvège, elles ont dû disputer le barrage pour la dernière place qualification. Éliminant le Danemark et la Suisse, les Pays-Bas ont eu leur billet pour la France. Actuellement, elles occupent le 8e rang mondial.

Après la conquête de l’Europe en 2017, les Pays-Bas parviendront-elles à conquérir le monde? (news.nike.com)

Devant les buts, les Pays-Bas miseront sur Sari van Veenendaal, qui a remporté le Gant d’or lors du dernier Euro. En défensive, les Oranjes devraient faire appel à l’excellente Anouk Dekker. On retrouvera aussi Stefanie van der Gragt, Dominique Bloodworth et Desiree van Lunteren. Les Pays-Bas n’ont pas accordé de buts lors des trois derniers match, ce qui amène un momentum présentement.

Au milieu de terrain, les Néerlandaises devraient faire appel à Sherida Spitse, qui est la joueuse la plus sélectionnée de l’histoire du pays avec 161 appels. Danielle van de Donk et Jackie Groenen devraient elles aussi voir de l’action en France cet été. À l’attaque, on retrouve l’excellente Lieke Martens. Elle a été choisie meilleure joueuse de l’Euro 2017 et elle a remporté le titre de meilleure joueuse mondiale de la FIFA lors de cette même année. Son rôle est donc vital pour les Pays-Bas. On retrouvera aussi en attaque Vivianne Miedema et Shanice van de Sanden.

Le match à surveiller

Canada vs Pays-Bas, le 20 juin à Reims

Ce sera une reprise de 2015. Le Canada et les Pays-Bas se disputaient la première place du groupe et le match s’est terminé 1-1, permettant au Canada de terminer en tête du groupe. En 2019, l’enjeu devrait être similaire. Le Canada et les Pays-Bas ont une différence de seulement trois rangs au classement mondial. Ce sont donc les deux favoris logiques pour cette première place et ce match de troisième journée s’annonce capital. Ce sera un rendez-vous à Reims.

Prédictions

Commençons par le fond ici. Le Cameroun terminera en fin de classement en raison de la force de ses adversaires. La Nouvelle-Zélande terminera ensuite au troisième, mais l’équipe a le potentiel de surprendre et pourrait arracher des matchs nuls importants. La tête se jouera entre le Canada et les Pays-Bas. Ce sont deux équipes complètement différentes. Le Canada est reconnu pour son excellente défensive alors que les Pays-Bas sont une équipe davantage portée par l’attaque. Selon moi, la défensive aura le dernier mot et le Canada sera premier du groupe.

1- Canada

2- Pays-Bas

3- Nouvelle-Zélande

4- Cameroun

Et vous, qui voyez-vous finir à la tête du groupe E?

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