Coupe du monde féminine

En route vers la Coupe du monde féminine | Groupe C

Voici le troisième billet de cette série qui vous présente les équipes participantes à la Coupe du monde féminine de soccer qui se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet prochain. On s’attarde maintenant au groupe C, l’un des deux où aucune nation n’a encore remporté le titre. Est-ce que sera le cas cette année?

L’Australie

Nation émergente sur la planète soccer, l’Australie n’a pas cessé de progresser ces dernières années. Elle a été une surprise lors de la dernière Coupe du monde féminine au Canada en 2015 en atteignant les quarts de finale. Elle a également bien performé aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro. Les Australiennes ont eu leur meilleur classement à vie en décembre dernier avec une 4e place. Elles figurent présentement au 6e rang mondial et sont la tête de série dans ce groupe.

Les Australiennes seront à surveiller dans cette compétition (thedailystar.net)

Dans les buts, les Matildas compteront sur la présence de Lydia Williams. Âgée de 31 ans, il pourrait s’agir de l’une de ses dernières compétitions internationales. En défensive, l’Australie comptera sur un mélange de joueuses expérimentées et de jeunes joueuses. On devrait voir à l’action Gema Simon et Clare Pockinghorne, qui forment un duo plus expérimenté, ainsi que Steph Catley et Alanna Kenndy, qui forment la relève pour les Australiennes. Bien que talentueuse, la défensive a connu des périodes en dents de scie ces derniers mois. Elles devront être constantes dans leur jeu.

Au milieu de terrain, la légendaire Lisa de Vanna devrait être au rendez-vous. C’est une attaquante qui évolue un peu plus en retrait ces derniers temps. Elle est la deuxième joueuse avec le plus de sélections dans l’histoire de l’équipe. Si l’Australie fait cinq matchs et que de Vanna est partante dans chacun de ceux-ci, elle deviendra la joueuse la plus utilisée. C’est aussi la meilleure buteuse de l’histoire. Pour l’appuyer, on devrait voir Emily van Egmond, Elise Kellon-Knight et Tameka Yellop. Finalement, en attaque, on retrouve la joueuse à surveiller de cette équipe, soit Sam Kerr. Elle a été en nomination pour le titre de joueuse de l’année au gala de la FIFA en 2018 et elle a été la meilleure buteuse de la NWSL. Caitlin Foord sera son acolyte pour le tournoi.

L’Italie

Ça faisait un petit bout que l’on n’avait pas vu les Italiennes à la Coupe du monde féminine! Leur dernière participation remontait il y a 20 ans, soit en 1999. Ce n’est pas une équipe aussi dominante que leurs homologues masculins, mais cette équipe de l’Italie suscite de la curiosité. Elle a connu de bons résultats ces derniers mois, ce qui laisse présager que cette formation sera en forme lorsque le tournoi débutera le 7 juin. L’Italie occupe présentement le 15e rang mondial.

L’Italie s’est qulifié pour la première fois en 20 ans (sportsnet.ca)

Pour protéger la cage italienne, nous pourrons compter sur la gardienne Laura Giuliani. La joueuse de la Juventus a battu Chiara Marchitelli dans la lutte pour le poste de gardienne partante. En défensive, les Italiennes font bien ces derniers mois et la dernière défaite remonte au 11 octobre 2018. Le bon travail défensif est l’oeuvre d’Alia Guagni, d’Elena Linari et de la jeune Lisa Boattin.

Au milieu de terrain, l’Italie pourra compter sur sa joueuse vedette, soit Barabara Bonansea. C’est une allier extrêmement talentueuse qui a joué un grand rôle dans la qualification italienne. Elle mène les charges offensives de l’équipe. Pour l’aider, elle pourra compter sur Aurora Galli, Manuela Giugliano et Valentina Cernoia. Finalement, en attaque, l’Italie misera sur Ilaria Mauro et Daniela Sabatino.

Le Brésil

Une Coupe du monde sans le Brésil ne serait pas une vraie Coupe du monde! Les Brésiliennes ont toujours réussi à se qualifier à la compétition, mais elles sont toujours à la recherche de leur premier titre. Elles avaient déçu à la dernière Coupe du monde et la sélection a été très déçue de son exclusion du podium lors des derniers Jeux olympiques, organisés sur le sol brésilien. Autre élément inquiétant : les Brésiliennes n’ont pas remporté de match depuis le 29 juillet 2018. Le Brésil occupe présentement le 8e rang mondial.

Le Brésil parviendra-t-il à oublier son triste bilan des derniers mois? (sportsrabbi.com)

Dans les buts, ce n’est pas encore clairement identifié pour le Brésil. Le poste sera disputé entre Aline et Barbara. Il ne serait pas étonnant de voir les deux sur le terrain à un moment ou l’autre du tournoi. La défensive doit aussi sérieusement se relever après la mauvaise séquence de matchs que le Brésil vient de connaître. Normalement, on devrait voir à l’action Érika, Monica, Tamires et Laeticia Santos, qui représente la jeunesse dans ce groupe. Il serait d’ailleurs peut-être temps pour le Brésil d’essayer de jeunes joueuses comme Kathellen.

Au milieu de terrain, on pourrait retrouvée Formiga qui est âgée de 41 ans. Un peu comme l’ensemble de l’équipe, le Brésil est constituée de joueuses légendaires qui ont connu d’excellents moments par le passé, mais il serait peut-être temps de faire place à des joueuses plus jeunes et de donner cette expérience internationale en vue de la Coupe du monde de 2023. Andressinha pourrait représenter un bon espoir pour cette équipe. En attaque, on retrouve la légendaire Marta qui représentera une fois de plus son pays. Marta a été nommée joueuses de l’année de la FIFA à six reprises, dont en 2018. Elle est la menace offensive par excellence. Andressa Alves sera sa complice en attaque.

La Jamaïque

Une autre équipe qui fera ses débuts en Coupe du monde féminine : la Jamaïque. Pour y arriver, les Reggae Girlz ont terminé devant le Mexique et le Costa Rica que l’on voyait davantage dans cette phase finale. C’est un élan de fraîcheur de les voir atteindre la Coupe du monde féminine. Elles sont présentement au 53e rang du classement FIFA, ce qui en fait la nation la moins bien classée de ce tournoi.

La Jamaïque est l’une des nations qui goûtera à la Coupe du monde féminine pour la première fois (fifa.com)

La Jamaïque est constituée de jeunes joueuses qui n’ont pas nécessairement la chance de jouer souvent. Ainsi, elles ont peu d’expérience dans leurs bagages. Dans les buts, on devrait voir la jeune Sydney Schneider. En défensive, on devrait voir à l’action Allyson Swaby, Lauren Silver, Konya Plummer et Dominique Bond-Flasza.

Au milieu de terrain, la Jamaïque se tournera vers Chinyelu Asher, Trudi Carter et Marlo Sweatman. Cette unité constitue en quelque sorte le noyau d’expérience de l’équipe. À l’attaque, on retrouve du haut de ses 17 ans la meilleure buteuse actuelle de la sélection, Jody Brown. Assez rapide, elle peut se faufiler dans les défensives adverses pour marquer de précieux buts. Khadija Shaw, une vétérane grandement appréciée, devrait l’assister dans cette attaque.

Le match à surveiller

Brésil vs Australie, le 13 juin à Montpellier

Un match revanche qui sera suivi de très près! En 2015, les deux équipes se sont affrontées en huitième de finale à Moncton. L’Australie a alors surpris les Brésiliennes en marquant le but gagnant à la 80e minute. La nation sud-américaine n’a pas oublié cette élimination frustrante et voudra prendre sa revanche lors de leur deuxième match du tournoi. Les deux équipes sont aussi très proches dans le classement FIFA, ce qui devrait être un bon match à ne pas manquer!

Prédictions

Il y aura une bonne bataille pour la première place dans ce groupe. Les Italiennes pourraient surprendre, mais la véritable lutte se fera entre l’Australie et le Brésil. Personnellement, je donne une petite longueur d’avance à l’Australie qui finira première. Le Brésil terminera deuxième. Pour la Jamaïque, ce sera une Coupe du monde courte et je les vois perdre trois matchs et quitter dès la phase de groupe.

1- Australie

2- Brésil

3- Italie

4- Jamaïque

Et vous, quelles sont vos prédictions dans ce groupe C?

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