Hockey

Le changement d’entraîneur-chef, une stratégie de pointe?

Crédits photo: Bill Wippert/NHLI via Getty Images

Les Blues de Saint-Louis connaissent des séries splendides. La formation qui figurait au tout dernier rang de la LNH en date du 2 janvier 2019 n’est maintenant qu’à trois victoires d’un retour en finale de la coupe Stanley.

Le revirement de situation à St-Louis peut sembler miraculeux pour certains, mais Doug Armstrong s’est inspiré d’autres franchises afin de changer la fortune de sa formation.

Berube à la rescousse 

Craig Berube a fait son arrivée derrière le banc des Blues à la suite d’une défaite aux mains des Kings de Los Angeles. Une humiliation pour St-Louis, surtout en prenant compte de la lamentable menace que représentaient les Kings cette saison.

À ce moment avant-dernier au classement général, les Blues ont pris un bon moment à se mettre en marche après l’arrivée de Berube. Cependant, il est indéniable que l’entraîneur-chef a eu un impact monumental sur la participation des siens en séries éliminatoires.

Rares sont les formations qui peuvent se targuer d’avoir procédé à un changement d’entraîneur-chef en pleine saison pour finalement connaître du succès en séries. Par contre, Armstrong et sa bande n’ont pas eu à chercher trop loin pour l’inspiration.

Des changements très fructueux 

En effet, les Penguins de Pittsburgh l’ont fait à deux reprises lors de leurs plus récentes conquêtes de la coupe Stanley. Tout d’abord, Dan Bylsma avait pris les rênes suite au congédiement de Michel Therrien pour ensuite mener les Penguins aux grands honneurs à la fin de l’année.

Même scénario en 2015-2016. Après un début décembre exécrable, Mike Johnston laisse la place à son homonyme, Mike Sullivan. À son tour, il mène la marche de l’empereur alors que son équipe l’emporte contre les Sharks de San Jose.

Crédits photo: Bruce Bennett/Getty Images

Si on remonte un peu plus loin, les Kings avaient limogé Terry Murray en décembre 2011. John Stevens avait assuré l’intérim, mais c’est finalement Darryl Sutter qui a mené les siens à la terre promise.

Il s’agit d’une tendance plutôt récente alors que la dernière fois qu’un changement d’entraîneur-chef avait mené à la coupe Stanley c’était en l’an 2000. Lou Lamoriello licenciait alors Robbie Ftorek et accordait une promotion à Larry Robinson. Les Devils étaient déjà une machine de hockey et Robinson n’a eu accès à son rôle de pilote qu’en fin de saison. 

Il faut ensuite regarder dans une tout autre époque alors que les Canadiens avaient remplacé Claude Ruel par Al MacNeil en décembre 1970. La Sainte-Flanelle triompha sur les Blackhawks. À l’instar des Blues, Montréal comptait sur du sang neuf entre les poteaux. Ken Dryden en était à ses premiers pas dans les LNH.

Le sauveur masqué 

Si Berube a su revigorer les troupes, il doit une fière chandelle à Jordan Binnington. La recrue est tout simplement fumante depuis son arrivée dans le circuit Bettman. 

Après avoir bénéficié du syndrome du changement d’entraîneur-chef, les Blues profitent maintenant d’un phénomène connu sous le nom de « Hamburglar ». Attribuer en l’honneur du gardien des Sénateurs d’Ottawa, Andrew Hammond, qui avait mené les siens en séries avec une resplendissante fiche de 20-1-2 pour conclure la campagne 2014-2015.

Binnington offre le même genre d’apport aux Blues depuis son arrivée au Missouri. À vrai dire, il est encore plus dominant qu’Hammond. Bennington s’est même permis de récolter neuf victoires consécutives débutant en fin janvier. 

L’ancien d’Équipe Canada junior s’est établi comme l’homme que les Blues attendent depuis si longtemps. Ironiquement, il était sous leur nez depuis le début.

Le début d’un mouvement 

Si les Blues en venaient à finalement remporter une première coupe Stanley, il sera intéressant de surveiller la tendance avec les entraîneurs-chefs dans la LNH. 

Après tout, il s’agirait de quatre occurrences en 11 saisons. La théorie de la formation revigorée à la suite d’un changement derrière le banc ne peut que gagner du terrain avec le temps.

Il est vrai que les contrats sont de plus longues durées depuis quelque temps. Toutefois, l’argent n’a plus d’importance lorsqu’il est question de championnat. Un dossier à suivre dans les prochaines années pour la LNH.

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