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La disparité entre les hommes et les femmes dans le sport

(C) Sportsnet

Même aujourd’hui en 2019, il existe encore cette fameuse disparité entre les hommes et les femmes dans la société. Une condition qui n’a plus lieu d’être, mais qui est bel et bien encore présente. La femme est parfois laissée pour compte, mais heureusement, elle arrive parfois à s’élever pour accomplir des choses extraordinaires. Ce phénomène est aussi présent dans le sport.

Retour dans l’histoire

Saviez-vous que cette même disparité entre les deux sexes existe depuis la période de l’Antiquité? (Les femmes dans le sport, Labrunie et Lemieux). En effet, à l’époque, seules les femmes propriétaires de chevaux pouvaient participer aux Jeux.

Ce qui est d’autant plus effroyable, c’est que si elles étaient mariées, et qu’elle osaient y participer, ce n’est rien de moins que la peine de mort qui les attendaient. Heureusement, les choses ont évolué, du moins en Amérique du Nord, mais il est horrible d’imaginer que c’est véritablement le sort qui attendait les femmes à l’Antiquité, alors qu’elles ne souhaitaient que pratiquer un sport qu’elles appréciaient.

Depuis, des centaines et des centaines d’années se sont écoulées, mais ce n’est qu’en 1900 à Paris, que les femmes ont officiellement été admises aux Jeux olympiques, sur une proportion de seulement 22 femmes pour 997 athlètes. Cela équivaut à seulement 2,2 % de participation féminine. Heureusement, plus de 100 ans plus tard, il est possible de dénoter une nette amélioration. En 2016, aux Jeux olympiques de Rio,  on a atteint un niveau record pour la participation des femmes. Sur 11 444 athlètes, 5 176 étaient des femmes, soit 45,2%.

Cette amélioration est bien évidemment bien reçue, mais alors que la majorité des sports sont autant ouverts aux dames et aux hommes, est-ce normal que nous ne sommes pas encore au véritable seuil d’équilibre? Permettez-moi d’en douter.

Stéréotypes et rôles des médias

À la lecture du livre Casser le moule de Tamborero, on comprend que les stéréotypes sont encore en grande majorité en cause pour le problème de la disparité. Sauf, qu’ils font aussi partie d’une piste de solution.

« Il faut que les médias délaissent les stéréotypes selon lesquels si une femme est musclée, c’est qu’elle est un garçon manqué… Il faut que les médias cessent de sexualiser les athlètes. »

Les médias sont aujourd’hui reconnus pour avoir le rôle du quatrième pouvoir. Les médias peuvent donc faire changer les choses, mais pour l’instant, ils ne semblent pas véritablement préoccupés par la situation.

Un reportage à Radio-Canada en 2015 indiquait que seulement 6 à 8% de la couverture médiatique était destinée aux femmes. Et dans la presse écrite canadienne? C’est 92% de la section sport qui était réservée aux athlètes masculins.

Ce sont les médias qui ont accès à tout le contenu, mais ils ne nous partagent même pas la moitié de ce qui se passe avec les athlètes féminines. Comment voulez-vous que la population s’y intéresse?

Une population qui n’est pas informée ne peut pas être critique.

Au hockey

Le hockey, notre sport national. Le sport le plus pratiqué et le plus aimé au pays. Est-ce normal que ce ne soit qu’en 1998 que les femmes ont été admises pour une première fois aux Jeux olympiques dans la discipline?

Selon le livre Tout sur le hockey,  ce n’est qu’en 2008 que des femmes ont été admise pour une premières fois au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace. On dénote Angela James, une Américaine, qui était considérée comme étant la Wayne Gretzky du hockey féminin.

Le même problème, dans les médias

Désavantage numérique. Source: Archambault

Ce ne sont pas que les athlètes féminines qui se voient être mise à l’écart dans le sport, ce sont même les journalistes sportives.

Prenons par exemple Chantal Machabée, une des pionnières du journalisme sportif au féminin au Québec. Elle est aujourd’hui sur le beat du Canadien de Montréal et est probablement l’une des plus respectées de sa profession. Sachez que pour en être là où elle en est aujourd’hui, elle ne l’a vraiment pas eu facile.

Dans sa biographie Désavantage numérique, je cite ce qu’un de ses collègues lui avait dit en début de carrière : « Tu vas finir ta carrière en région. Tu n’as pas le talent pour être à Montréal. Non seulement tu n’as pas ce qu’il faut, mais t’es une fille. Une fille ne sera jamais prise au sérieux en sports. »

Heureusement, elle ne s’est pas laissée abattre par de tels commentaires et aujourd’hui ses efforts en ont valu la peine. Elle est probablement l’une des plus respectées de son métier et l’une des plus aimées.

Aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes dans le métier et elles se sont bien intégrées. Mais, il n’en demeure pas moins qu’elles demeurent stigmatisées. Voici une vidéo qui a été publiée en avril 2016, qui visait à dénoncer les commentaires que les journalistes sportives recevaient jusqu’alors de façon quotidienne.

Que pensez-vous de cette situation? Quelles seraient les meilleures pistes de solution? Faites-nous part de votre opinion dans les commentaires!

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