Canadiens

À l’aube de grandes choses

Source : bleacherreport.com

Saison. Terminée.

T-E-R-M-I-N-É-E.

Adios le Centre Bell jusqu’en septembre. On sort les clubs de golfs, on fait ses valises, on rentre chez soi, loin du beau Montréal, loin, aussi, des médias ravageurs, avides de sang et de slogans éditoriaux.

Eh oui, la campagne régulière du monument tricolore a pris fin, non sans étincelle, mais elle a tout de même pris fin pour une troisième fois en quatre ans, sans participation au grand bal printanier. La déception est palpable et la frustration, elle, largement compréhensible. Autant chez les partisans que chez nos chers journaleux, aussi éthiquement douteux que ça peut l’être.

Les portes du Temple de Lord Stanley se referme une fois de plus au nez de nos Glorieux, et ce, pour une 26e saison consécutive.

Alors, on balance l’objectivité du bout de nos bras dans la corbeille du pelletage de nuages?

Pas besoin de répondre à la question, la réponse est simple, claire, nette, précise et formée de trois toutes petites lettres :

N-O-N.

26 ans, c’est long. Surtout lorsqu’on a vécu des championnats comme seuls mes parents, mes grands-parents et mes arrière-grands-parents ont pu le vivre.

26 ans, c’est donc dire qu’aucune personne âgée de moins d’un quart de siècle n’a eu la digne et savoureuse occasion de s’époumoner sur la rue Sainte-Catherine en hommage à nos héros sur patins.

Il est clair que ladite frustration, elle se comprend et elle se ressent, partout au Québec.

C’est cette même frustration qui aveugle bêtement tous ceux qui suivent le Canadien de Montréal.

Elle les rend aveugle de quoi, au juste?

Aveugle d’une progression radieuse et flamboyante.

Aveugle d’une banque d’espoirs alléchante et colossalement prometteuse.

Aveugle, surtout, d’un virage judicieusement exécuté.

Mais aussi, aveugle d’un moment crucial dans l’histoire de la franchise trois-couleurs.

C’est simple, et je n’ai pas la moindre frousse à l’affirmer, le Canadien de Montréal s’apprête à pénétrer dans une époque charnière et prolifique de son histoire.

Probablement que ces quelques lignes reviendront me hanter dans quelques années, mais j’y crois, en ce moment, j’y crois plus que jamais.

Un noyau jeune et talentueux

Le noyau de l’équipe bâtie par Marc Bergevin est jeune, talentueux et relativement équilibré. Un savant mélange de jeunesse, de vitesse, d’expérience et d’émotion, du désir incontournable de brandir un jour ou l’autre le grand trophée.

Domi, Drouin, Tatar, Danault, Gallagher, Lehkonen, Armia, Kotkaniemi, maintenant Poehling, Juulsen, Mete et prochainement, on l’espère, Romanov, Brook, Fleury, Ylonen, Ikonen, Olofsson et compagnie.

Source : TVASports

Ce sont, d’abord, 11 joueurs qui aideront le club l’an prochain et, ensuite, six espoirs qui auront la chance, dès les deux ou trois prochaines années, de se tailler une place d’importance au sein de l’effectif montréalais.

Sans compter les Byron, Weber, Shaw, Petry, Benn, Price, Weal, qui sont un peu plus âgés, mais tout aussi importants à l’équipe.

Évidemment, tout n’est point parfait dans le monde cruel qu’est la réalité de notre fameuse Sainte-Flanelle.

Deux besoins, on les répète depuis maintenant beaucoup trop de jours, de semaines, de mois, de saisons et d’années.

Un ailier droit et un défenseur gaucher. Bizarrement, on ne juge jamais la latéralité de quelqu’un dans la vie de tous les jours, mais ici, ça devient une sorte d’urgence nationale.

Bref.

Un pour propulser l’attaque du CH vers les confins élitistes du circuit Bettman. L’autre pour transformer une brigade défensive qui profite rondement des services de défenseurs peu qualifiés pour le poste. Deux joueurs, mais deux joueurs très importants.

On dit souvent que les derniers morceaux sont les plus difficiles à aller chercher. Ce sera compliqué de trouver les dernières pièces du casse-tête, mais ça en vaut la peine. La peine en question, ça peut aller d’une amende à l’excellence jusqu’à une condamnation à la dynastie.

Faudra se retrousser les manches, encaisser les coups, les critiques et confronter les regards défiants et hautains, mais à la fin de la journée, comme le dit si bien Marc Bergevin, les partisans soulèveront peut-être un 25e titre avec leurs favoris.

C’est souvent la petite et subtile finition qui te fait passer de repentant à aspirant.

Alors pourquoi abandonner alors qu’il ne reste que deux ou trois coups de pinceaux à donner?

« Le Canadien ne deviendra pas une équipe dominante tant qu’il n’aura pas trouvé ce défenseur gaucher de premier plan. Pour le reste, il faudrait être vraiment pessimiste de nature pour ne pas réaliser que le meilleur est à venir pour le CH. »

Mathias Brunet, La Presse, 8 avril 2019

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