Royal de Montréal

Bilan des 5 ans du Royal | Deuxième partie

Le Royal a célébré sa 5è saison en 2018. L'avenir est prometteur et plein de défis.

Tel que souligné la semaine dernière, le Royal a franchi le cap des cinq ans d’existence et entend poursuivre son évolution dans l’AUDL. La passion des propriétaires a permis de livrer l’une des meilleures expériences de match du circuit, et ce, malgré des résultats sportifs qui ont été en-deçà des espérances.

Après cinq ans et tous les défis qui ont dû être relevés, qu’est-ce qui attend le Royal? Comment l’organisation anticipe-t-elle l’avenir?

Nous vous présentons ici la suite de notre conversation avec Jean-Lévy Champagne, directeur exécutif du Royal, au sujet du futur de la franchise montréalaise.

La notoriété et le défi de croissance

La notoriété de la franchise est de toute évidence l’un des points importants du plan stratégique de l’organisation assure Champagne. L’achalandage et la vente des billets de saison est relativement stable depuis les dernières années. Le défi de la croissance de la base de partisans devra se faire en dehors de la communauté québécoise de ultimate, ce qui passe par la notoriété de la franchise.

Patrick Gratton, Audrey Ayotte et Jean-Lévy Champagne; 3 des propriétaires du Royal.

Champagne nous partageait à quel point il était reconnaissant du support des partisans depuis le premier match local de la franchise. En ce sens, le maintien de la base existante est un autre aspect essentiel de plan stratégique du Royal.

Pour maintenir celle-ci, le Royal se donne comme mission de maintenir une expérience de match sans égale dans le circuit; de la musique à l’animation en passant par l’offre alimentaire et la zone aiglons, l’organisation investit beaucoup d’efforts à offrir une expérience qui plaira à tous.

L’importance d’une équipe performante

Le développement de la notoriété du club, la croissance de la base de partisans et une expérience de base engageante sont une chose. Toutefois, ils ne rapporteront jamais autant qu’une équipe gagnante. Une fiche victorieuse menant à une participation aux séries éliminatoires est ce qui fidélisera et développera la base de partisans. Encore plus si les victoires mènent à la tenue de matchs éliminatoires sur le terrain montréalais.

Il est intéressant de savoir que l’AUDL prévoit que les équipes visiteuses lors des matchs des séries sont, en partie, compensées pour le déplacement. Toutefois, cette compensation ne se compare pas aux revenus qui peuvent être générés par la tenue d’un match de séries à la maison.

Profitabilité?

La question qui tue; est-ce que le Royal a connu une saison profitable jusqu’à maintenant? La réponse est non. L’an dernier, le report et la reprise d’un match à Philadelphie ont engendré des coûts supplémentaires qui ont plombé les profits.

Champagne et l’équipe de propriétaires entendent bien atteindre la profitabilité à court terme. Cela assura la pérennité de la franchise et le développement du programme qui a jusqu’à maintenant stimulé le talent du ultimate masculin québécois, offrant une vitrine sans précédent.

En plus de ses fonctions de directeur exécutif du Royal, Champagne siège aussi sur le conseil d’administration de l’AUDL. Il nous a partagé la vision de l’organisation quant à son avenir.

Le circuit a conclu dans la dernière année un appel de fonds public ayant généré 350 000$. Ce montant servira à stabiliser les opérations de la ligue et à stimuler les efforts locaux de promotion des franchises. Certains efforts seront aussi investis pour centraliser la gestion et le développement des sites web des franchises et de la ligue.

Des efforts seront aussi concentrés sur le développement d’ententes avec des commanditaires qui pourront bénéficier d’une visibilité dans 24 régions d’Amérique du Nord.

Finalement, Champagne nous partage que l’AUDL envisage peut-être d’ajouter quatre franchises pour éventuellement être 28 clubs au sein du circuit. Toutefois, cette croissance ne se fera pas au détriment de la viabilité des franchises actuelles et futures.

Un circuit féminin dans les projets de l’AUDL

L’AUDL a annoncé il y a quelques semaines qu’elle entendait lancer un circuit féminin professionnel. En ce sens, un comité sera mis sur pied début 2019 pour démarrer le projet.

« Le circuit féminin est un projet auquel Rob Loyd, le propriétaire de l’AUDL, tient beaucoup. » – Jean-Lévy Champagne

Ce comité aura pour but d’évaluer la formule qui sera adoptée, les dates visées pour le début des activités, ainsi que des régions potentielles pour établir les franchises féminines. Les intentions montréalaises d’accueillir un club dans ce nouveau circuit n’ont toujours pas été arrêtées.

Une websérie sur le Royal

Champagne nous a également annoncé en primeur qu’une web-série sur le Royal a été tournée au cours de la saison 2018. L’objectif de celle-ci est de faire connaitre le club de l’intérieur.

La série, qui tiendra sur huit épisodes, présentera les joueurs à l’entraînement, en match et lors de tout autre événement faisant partie des engagements d’un joueur au cours d’une saison. La diffusion de cette série devrait se faire à l’hiver 2019.

Évidemment, l’aventure du Royal se poursuivra lors de l’année à venir. L’organisation a un plan et la base de partisans semble vouloir y prendre part.

 

En attendant le lancer d’engagement inaugural de la saison, vous pouvez vous procurer vos billets de saison sur le site web du Royal.

 

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