Hockey

La fin d’une ère à Chicago

Les Blackhawks de Chicago ont annoncé mardi matin le congédiement de leur entraîneur-chef Joel Quenneville. Le pilote de 60 ans a connu un parcours fabuleux au cours de ses 10 saisons avec la formation de l’Illinois.

À la rescousse des Hawks

L’alignement de Chicago était en pleine transition en 2008-2009. Jonathan Toews venait d’être nommé capitaine de l’équipe à seulement 20 ans. Patrick Kane avait toutes ses dents et ne causait pas encore de problèmes à Buffalo.

Les Blackhawks avaient raté les séries lors des cinq années précédentes et venaient d’échapper trois matchs sur quatre en levé de rideau. Dale Tallon a donc choisi de remplacer Denis Savard par Quenneville. Le changement fut bénéfique pour Chicago, eux qui ont conclu la saison avec 46 victoires au compteur.

Le début d’une nouvelle ère s’est conclu aux mains de la puissante formation des Red Wings de Mike Babcock. Ce n’était que partie remise pour cette jeune équipe prometteuse.

L’éveil d’une dynastie

La saison suivante, Quenneville avait la chance d’être à la barre du club dès le début de la campagne. Avec l’ajout du joueur maudit des deux dernières années, Marian Hossa, les Blackhawks devenaient la force à battre dans l’Ouest.

Le vétéran entraîneur n’a pas perdu de temps pour mettre à contribution le talent de son équipe. Les Hawks ont conclu la saison régulière au premier rang de la division Centrale avec 112 points. Patrick Kane avait ensuite parmi aux Hawks de remporter la coupe Stanley grâce à un but en prolongation du sixième match de la finale contre les Flyers de Philadelphie.

Quenneville a su obtenir le maximum de son alignement d’élite en remportant deux autres championnats. Le premier en 2013 face au Bruins et le deuxième face au Lightning en 2015.

Transition naturelle

Bien que 2015 n’est pas si lointain, les choses ont changé à Chicago. L’alignement ne représente pas la menace offensive du début de la décennie.

Plusieurs partisans des Hawks ont décrié le congédiement du vétéran entraîneur-chef. Selon eux, l’organisation aurait renvoyé le mauvais dirigeant. Ils sont d’avis que Stan Bowman est majoritairement à blâmer dans le dossier. En effet, le contrat de Brent Seabrook et l’échange d’Artemi Panarin sont les plus grands reproches faits à l’endroit du directeur-général.

Une transition était à prévoir, mais personne ne pouvait s’attendre à une transition comme cela. Les partisans voulaient du changement et l’entraîneur-chef est celui qui a écopé.

La fin du parcours?

Âgé de 60 ans déjà, Quenneville pourrait sérieusement songer à la retraite. Sa carrière est illustre et son CV est plus que reluisant. Il compte quatre coupes Stanley, trois avec les Hawks et une en tant qu’assistant-entraîneur avec l’Avalanche du Colorado. Il a aussi reçu le titre d’entraîneur de l’année durant la saison 1999-2000 avec les Blues et Chris Pronger.

Par contre, je suis plutôt d’avis que sa passion pour le sport et sa vigeur malgré l’âge avancé le pousseront à se trouver un nouveau boulot. Ou plutôt, il se fera offrir un nouveau boulot. À la prochaine coach Q!

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