Royal de Montréal

L’Université Laval conserve son titre

L'équipe féminine de l'Université Laval à remporté l'or aux championnats nationaux universitaires pour une 2è année consécutive.

Pour une deuxième année consécutive, les représentantes de l’Université Laval ont conquis le titre universitaire canadien. Le tournoi s’est déroulé du 12 au 14 octobre dernier à Brampton, en banlieue de Toronto.

Parcours parfait

Les Lavalloises ont connu un parcours parfait lors des ces championnats. Elles ont remportés leurs six matchs menant au titre de championnes. Lors des trois matchs de division, l’équipe lavalloise s’est imposée par un différentiel de 23 points. Elles ont défait l’équipe de l’Université d’Ottawa en quarts de finale par la  marque de 14-10. Puis, elles ont battu l’Université McMaster 15-3 en demi-finale, pour ensuite remporter l’or contre l’Université Queen’s par la marque de 13-7.

Les représentantes de McGill ont aussi connu un beau parcours lors de ce tournoi. Elles ont terminé au cinquième rang en battant l’Université d’Ottawa dans un match serré de 12-10 en faveur de McGill.

McGill et Laval sont les deux universités québécoises s’étant classées dans la division 1 du tournoi féminin qui comptait huit équipes. La division 2, regroupant 10 équipes, comptait dans ses rangs les secondes équipes de McGill et de Laval.

Audrey St-Arnaud

Audrey St-Arnaud, entraîneuse de l’équipe féminine de l’Université Laval.

Audrey St-Arnaud s’est imposé au plus haut niveau d’ultimate avant d’être freinée par des blessures. Elle agit comme entraîneuse depuis maintenant quelques années. Les championnes de Laval étaient entraînées par St-Arnaud.

Cette victoire vient ajouter une troisième médaille d’or à son tableau de chasse à titre d’entraîneuse, et ce, en seulement deux ans. Ces deux médailles d’or universitaires (2017 et 2018) s’ajoutent à celle remportée aux nationaux à titre d’entraîneuse-adjointe avec Iris, équipe élite féminine du Québec, à l’été 2018.

« Je suis vraiment impressionnée par les filles. En finale, on perdait par trois à un certain moment, mais toute l’équipe s’est maintenue dans le moment présent et nous avons réussi à remporter la victoire de belle façon », nous a-t-elle confié en transit entre deux avions.

St-Arnaud soulignait de plus sa fierté que son équipe ait remporté le doublé médaille d’or et meilleur esprit sportif au cours du tournoi, et ce, pour une deuxième année consécutive. Une autre démonstration que la performance sportive et l’esprit sportif sont conciliables, même au plus haut niveau.

Résultats masculins

Du côté masculin, Queen’s a défait McGill en finale masculine par le pointage de 11-8 pour remporter l’or. L’Université McGill s’est qualifiée pour la finale en défaisant l’Université de Waterloo par la marque de 11-10 en quarts de finale, puis grâce à un gain de 10-8 contre l’Université de Guelph au tour suivant. Les représentants masculins de l’Université Laval ont quant à eux remporté les grands honneurs de la division 2. Ils ont défait l’Université d’Ottawa par la marque de 15-8 en finale.

Laval et McGill sont actuellement les deux programmes qui performent le mieux au sein du réseau universitaire québécois, tant du côté féminin que masculin. L’Université de Sherbrooke et l’UQAM sont deux autres institutions actives dans l’ultimate.

Circuit universitaire en croissance

Andrew Batchelor, directeur compétitif chez Ultimate Canada est impliqué depuis 2009 dans l’organisation des CUUC.

L’édition 2018 des CUUC (Canadian University Ultimate Championship) a accueilli 20 équipes féminines et 32 masculines.

« Les CUUC sont encore plus gros que les nationaux qui accueillent 48 équipes, nous a partagé Andrew Batchelor, directeur compétitif chez Ultimate Canada. Le site de Brampton est magnifique et les employés de la municipalité ont été très généreux d’offrir leur support. »

Questionné sur l’objectif de croissance de ce tournoi, Batchelor nous répond qu’Ultimate Canada aspire à une parité d’équipes féminines et masculines.

Aucune équipe de la Colombie-Britannique et de l’Alberta n’était présente malgré le fait que les deux provinces ont des communautés d’ultimate très actives. Batchelor nous partage deux raisons expliquant ces absences.

La première est évidemment le coût du transport que nécessite la participation aux CUUC pour les athlètes-étudiants basés sur la côte Ouest.

La deuxième raison est le calendrier. Dans l’Ouest, la saison est centrée sur la participation aux prestigieux tournois collégiaux américains qui se déroulent au cours de la session d’hiver. « Les équipes de Vancouver et Victoria sont encore au stade des camps de sélection, explique-t-il. Il leur est difficile d’exiger de leurs athlètes d’investir dans un billet d’avion vers l’Est, alors qu’ils ne sont même pas certains qu’ils seront sélectionnés par l’équipe de leur institution ».

Les championnats nord-américains

La ville de San Diego accueillera, du 18 au 21 octobre, les championnats nord-américains d’ultimate. Plusieurs observateurs s’entendent pour dire qu’il s’agit du tournoi le plus relevé au monde. Trois équipes canadiennes y prendront part, soit le Furious George et le Traffic de Vancouver, qui proviennent respectivement des circuits open et féminin. Les 6ixers de Toronto, équipe féminine, prendront aussi part à la compétition.

Nous suivrons aussi de près la trifluvienne Jessie Grignon-Thomas qui jouera sur l’équipe féminine Brute Squad de Boston, classée favorite du tournoi. Plusieurs matchs seront webdiffusés (voir horaire complet).

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