Tennis

Pas besoin de t’excuser, Naomi Osaka

Naomi Osaka
Crédits photo: Getty Images

Naomi Osaka est une championne de Grand Chelem. À sa toute première finale, la joueuse de 20 ans est devenue la première Japonaise, homme ou femme, à remporter un Majeur, suite à une victoire de 6-2 et 6-4 face à Serena Williams.

Le feu et la passion

L’édition 2018 de l’US Open a été marquée par les controverses, et la finale de simple dames n’aura pas fait exception. En début de tournoi (et durant la majeure partie de celui-ci) est arrivée la chaleur extrême et l’amateurisme de l’USTA dans sa gestion de la situation (qui, soyons honnêtes, aurait pu avoir plus de fâcheuses conséquences sur les joueurs qu’il n’y en a eu, fort heureusement). Puis, il y a eu l’épisode de Mohammed Lahyani, qui est descendu de son perchoir pour donner un pep talk à Nick Kyrgios. Et samedi, ce qui aurait dû être le moment le plus heureux de la jeune vie de Naomi Osaka, son premier titre du Grand Chelem, a été complètement ruiné par un accès de colère de sa rivale, Serena Williams.

Nous n’entrerons pas ici dans les détails de ce qui s’est passé durant le match, car nous préférons nous concentrer sur la gagnante et sur la façon exceptionnelle dont elle a joué, non seulement durant la finale, mais pendant tout le tournoi.

Au cours des sept matchs mentant à son premier couronnement en Grand Chelem, la Japonaise de 20 ans n’a perdu qu’une seule manche (face à Aryna Sabalenka) et un grand total de 34 jeux. Elle a joué un tennis mature et posé, dans une marche triomphale qui l’aura menée vers le plus imposant des cercles victorieux, celui des champions de tournois majeurs.

Autrement dit, elle mérite pleinement d’être la championne qu’elle est et d’être célébrée à la hauteur de ce qu’elle a accompli.

Pas d’excuses à présenter

Après le match, Naomi Osaka aurait dû festoyer avec un grand sourire. Cependant, elle avait plutôt l’air désolée lorsqu’elle est grimpée dans les gradins pour aller voir sa famille, extatique, afin de partager ce moment avec eux.

Une fille et sa maman

Par la suite, durant la cérémonie de remise des trophées, elle a été copieusement huée par la foule, comme si elle avait été celle qui avait volé le titre à Williams, alors qu’en réalité, elle avait joué un superbe match (à l’image de son tournoi) et avait pleinement mérité tout ce qui lui arrivait, c’est-à-dire la conquête de son premier titre du Grand Chelem.

Conséquemment (et en larmes), c’est elle qui a fini par offrir ses excuses à la foule, une chose qu’elle n’aurait jamais dû faire, mais qui montre à quel point elle a grand cœur. Serena, pour sa part, ne s’est jamais excusée à Osaka pour son déplorable comportement, alors que c’est elle qui aurait dû se montrer désolée pour tout ce qui s’était passé.

Chère Naomi Osaka, tu n’a aucune raison d’être désolée. Tu es une vraie, une grande championne. Tu es une athlète fantastique et une superbe personne. Tu mérites pleinement cette victoire, ce trophée. Plus important encore: tu méritais et avais gagné le droit de célébrer au maximum.

Ne t’excuse pas d’être toi-même.

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