Royal de Montréal

Bilan de fin de saison du Royal | Première partie

Gaétan Dussault Photo

La saison 2018 promettait de très belles choses. Le Royal avait connu une superbe deuxième moitié de saison en 2017. Des joueurs d’impact avaient été recrutés de l’extérieur. La relève du Royal commençait à s’imposer. Plusieurs joueurs-clés seraient de retour. Toutefois, les résultats n’ont pas été à la hauteur des aspirations et du talent disponible.

De l’opinion de plusieurs observateurs, le Royal a un bassin de joueur très talentueux à qui il ne manque que de la chimie. C’est sur trois chroniques que nous vous présentons une revue non-exhaustive des joueurs, de leur performance ainsi que celle de l’équipe en général au cours de la saison dernière.

La French Connection

Quentin Bonnaud (10 matchs, 32 points, 16 passes pour le point, 5 défensives, 92%), 

Stève Bonneau (12, 12, 30, 6, 90%)

Nasser Mbae Vogel (11, 20, 12, 5, 93%)

#32 Nasser Mbae Vogel. Crédit – Gaétan Dussault Photo

On misait sur une continuité du trio français de ce que nous avait offert en deuxième moitié de saison en 2017. En quelques semaines, la French Connection s’était bâtie une réputation partout dans le circuit pour leur redoutable efficacité offensive.

Toutefois, la magie ne s’est pas présentée. On peut attribuer cette absence à quelques éléments. Bonnaud a manqué trois matchs dû à une blessure au pouce. Vogel en a manqué trois, dont les deux premiers de la saison, et n’a pas pris part aux préparations d’avant-saison avec ses coéquipiers. Bonneau a quant à lui tenté de récréer la chimie avec d’autres coéquipiers avec un succès mitigé. Il a aussi été absent un match pour blessure.

À cela, il faut ajouter que les défensives adverses ont adapté leur stratégie, contraignant Bonnaud aux tracés intérieurs et limitant le jeu long généré par Bonneau. De plus, on a tiré profit de la polyvalence de Vogel en l’affectant en défensive en première moitié de saison pour compenser l’absence d’André Arsenault, lui aussi blessé. Les trois joueurs ont aussi manqué le dernier match de la saison pour prendre aux Mondiaux tenus à Cincinnati avec leur club européen respectif.

L’arrivée tardive de Hibbert et Ceballos

Morgan Hibbert #1 (10, 13, 10, 9, 85%)

Esteban Ceballos #88 (14, 6, 7, 7, 88%)

#88 Esteban Ceballos, déménagé de Colombie pour se joindre au Royal pour la saison 2018. Crédit – Gaétan Dussault Photo

L’acquisition de Morgan Hibbert et d’Esteban Ceballos devaient ajouter de la profondeur à l’alignement montréalais. Leur impact a été évident au niveau de la qualité des lancers d’engagement de l’équipe. Toutefois, leurs grands gabarits ne semblent pas avoir été mis a contribution de façon significative. On les a rarement vu défier dans des batailles aériennes.

Le bagage d’expérience de Hibbert au sein de Furious George et sur l’équipe canadienne au cours de la dernière décennie ne s’est pas traduit sur le terrain. Malgré son excellente attitude et son rigoureux conditionnement physique, il a semblé chercher sa place au sein de l’équipe montréalaise. Il a été aussi ralenti par quelques blessures et est arrivé à Montréal à peine quelques jours (heures ?!) avant le premier match de la saison à Washington.

Ceballos quant a lui a dû s’adapter au grand terrain de l’AUDL et au style de jeu nord-américain. Malgré le fait qu’il parle anglais, la barrière de la langue était un défi supplémentaire pour lui. Autant il était un joueur dominant sur l’alignement colombien, autant il a été capable du meilleur et parfois du pire sur le terrain, tentant parfois des passes un peu trop créatives.

Les circonstances ont fait en sorte que les deux joueurs sont arrivés tardivement à Montréal, soit peu de temps avant le début de la saison. Quelques semaines de plus en préparation n’auraient sans aucun doute pas nuies à leurs performances.

Voelpel et Arsenault

Mike Voelpel (11, 21, 0, 8, 93%)

André Arsenault (12, 14, 8, 16, 89%)

#13 André Arsenault a dominé le Royal avec 16 défensives. Crédit – Gaétan Dussault Photo

Voelpel s’est révélé être un attaquant très productif l’an dernier. On l’a vu régulièrement attaquer les tracés longs et remporter des duels aériens. Toutefois, il semble être celui qui a le plus souffert du manque de chimie offensif cette année. Ne connectant pas sur les tracés longs, il se donnait en cible à l’intérieur où il enchaînait par la suite avec une passe en soutien sans gain de verge significatif.

Voulant fouetter la ligne offensive, les entraîneurs l’ont affecté en défensive en moitié de la saison. Il y a connu de bons moments, mais pas assez pour s’assurer une place régulière parmi les autres grands défenseurs du club. Il a même été mis de côté en fin d’année.

Arsenault a lui aussi été une révélation défensive l’an passé. De plusieurs, il s’était taillé une place parmi les meilleurs défenseurs du circuit. Cependant, les impacts directs qu’il a eu l’an dernier sur les résultats des matchs ont été moins nombreux cette année. L’étudiant en médecine a aussi été ralenti par des blessures. Malgré l’apparence de manque d’éclat, il domine la franchise pour le nombre de défensive effectuée (16). Il a pris part en janvier dernier aux Mondiaux U24 en Australie. Il a profité de l’occasion pour voyager par la suite, ce qui a pu ralentir sa préparation présaison.

En bref, Voelpel et Arsenault sont deux joueurs dont le talent n’aura pas été mis à profit pleinement en 2018.

Parmi les meilleurs en 2018

Miguel Goderre (13, 15, 28, 10, 92%)

Francis Vallée (14, 37, 19, 9, 95%)

#95 Francis Vallé a connu une excellente saison inscrivant 37 points. Crédit – Gaétan Dussault Photo

Goderre a été le principal passeur pivot de l’offensive montréalaise. Il a dominé le Royal cette saison pour le nombre de points joués (334), de passes effectuées (535) et a maintenu un très impressionnant total de 95% de passes complétées. Le #27 a su s’offrir en option à ses coéquipiers pour ensuite alimenter le côté bris, et ce, tout au long de l’été. Il a déployé une énergie sans pareille rendant très difficile la couverture adverse.

Le seul bémol qu’on peut lui adresser est qu’il ose peu les passes longues. Il préfère laisser cet aspect à ses acolytes et exploite ses jambes pour faire gagner des verges.

Vallée a lui aussi dominé son équipe; c’est lui qui a inscrit le plus de points (37) et il est au deuxième rang pour ce qui est du nombre de points joués (324, dix de moins que Goderre).

Goderre et Vallée ont tout deux pris part aux Mondiaux en janvier. Cette expérience, ajouté à la belle relation de confiance qu’ils entretenaient déjà avec l’entraîneur offensif Castano, leur aura permis d’éclore en 2018. Ils ont été sans aucun doute deux des meilleurs joueurs de la franchise montréalaise. Leur intensité respective aura insufflé beaucoup d’énergie à la ligne offensive qui s’est cherchée pendant une bonne partie de la saison. On a hâte de les revoir l’été prochain.

Suivez-nous la semaine prochaine pour la deuxième de trois chroniques sur le bilan 2018 du Royal.

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