Royal de Montréal

Pas de médailles, mais de belles performances aux Mondiaux Masters

Vintage, un de programme master féminin ayant connu le plus du succès au Canada et dans le monde - crédit Vintage Ultimate Facebook

La semaine dernière s’est tenu à Winnipeg les Mondiaux d’Ultimate des catégories Masters. Ce sont 72 équipes de 13 pays différents qui ont compétitionné pour les titres de champions du monde, et ce dans 4 catégories différentes. Le Canada et le Québec y avaient délégué un total de 24 équipes. De ces équipes, deux équipes québécoises retenaient l’attention. Vintage dans la catégorie Masters féminine (30 ans et +) défendait son titre de championne du monde remporté en 2014. Elles occupaient le premier du tournoi. Du côté Master Masculin, Nsom était classé au deuxième rang en début de tournoi.

« One last ride »

« One last ride » a été la devise de Vintage à l’approche des Mondiaux. L’équipe se questionnait même si elles allaient participer aux championnats canadiens 2017. Les résultats de ce tournoi qualifiaient les équipes qui participeraient aux Mondiaux. Non seulement y ont-elles participé, mais elles y ont remporté l’or, les qualifiant pour les Mondiaux. L’équipe s’est ensuite demandée si elle participerait à ces mêmes Mondiaux. L’engagement requis pour un tel tournoi est très important et la majorité des joueuses sont mères de famille. « On tellement de plaisir à jouer et être ensemble. On le fait depuis déjà plusieurs années. Alors on s’est dit, on y va pour one more ride«  nous confie Mélanie Prescott-Gagnon, une des capitaines de l’équipe.

L’athlète de la Rive-Sud participait à ses 4e Mondiaux où elle a cumulé 2 médailles d’argent (elle n’était pas l’édition 2014 où Vintage a remporté l’or). Elle compte aussi une dizaine de participations aux championnats canadiens avec entre autres, deux médailles d’or consécutives avec Vintage (2016 et 2017). Mais elle est d’abord et avant tout mère de deux jeunes garçons.

 

« On visait une médaille »

Du côté de Nsom, l’objectif était d’obtenir une médaille. « On savait que les équipes américaines seraient fortes, mais on croyait que c’était à notre portée » nous a partagé le co-capitaine Philippe Thivierge. Des bons résultats plus tôt en saison contre des équipes américaines qui prenaient part aux Mondiaux avaient consolidé leurs ambitions. Toutefois, le tirage au sort a fait en sorte que Nsom s’est retrouvé dans un pool très difficile dès le départ, ce qui a compliqué les choses par la suite.

Le père de deux jeunes enfants a fait partie l’alignement du Royal de Montréal de 2014 à 2017. Il en était aussi à sa deuxième participation à des Mondiaux avec Nsom. Son équipe a finalement a terminé en cinquième position dans la division Master Open (33 ans et +).

Du plaisir et la ligne défensive

Constance Rancourt a connu un excellent tournoi. On la voit ici avec son conjoint qui aussi pris part au tournoi ainsi que leur nouveau né qui y a aussi participé à sa façon.

Comment expliquer le succès d’une équipe master féminine sur une période de 5 ans compte tenu des défis de conciliation travail-famille-sport ? Prescott-Gagnon réitère le plaisir qu’éprouve le groupe de joueuses pour qui plusieurs jouent ensemble depuis plus de 10 ans.

Elle ajoute: « Notre D-line (ligne défensive) était aussi en feu lors des Mondiaux. Asca (Isabelle Ascah-Coallier), Coco (Constance Rancourt), Françoise Delisle et Janick (St-Cyr) ont connu un excellent tournoi. Elles avaient le feu dans les yeux ».

QI Ultimate élevé

Le co-capitaine de Nsom Philippe Thivierge (à gauche) accompagné de Nasser Mbae Vogel, l’an dernier alors que les deux évoluaient pour le Royal de Montréal.

Pour Thivierge, la force du Nsom réside entre autres dans l’expérience de l’équipe. « On a un groupe de joueur qui a beaucoup d’expérience et un grand QI (quotient intellectuel) d’ultimate. Notre force est aussi notre défi; beaucoup d’opinion à gérer. » Cette expérience lui a été bénéfique alors qu’il a connu une très mauvaise première journée de compétition. Toute l’équipe a su dédramatiser la situation ce qu’il a sans aucun doute aidé à retrouver ses repères dès le lendemain. Thivierge partage aussi que les nombreuses opinions ont été très bien gérées par chacun des joueurs, facilitant le travail de l’entraîneur Dussault et des leaders de l’équipe.

« Nasser (joueur du Royal) a été dominant au cours du tournoi, particulièrement dans le premier match versus Surly (équipe américaine). Ses lancers longs ne semblaient même pas être affectés par le vent bien présent. Il s’est mérité le titre de joueur le plus utile presque à chacun des matchs » nous a-t-il aussi partagé. « L’ensemble de notre ligne offensive a aussi fait un excellent travail; Lepagnol, Mathieu, Côté, Nemours et Bago ont été solides. Sans oublier Jérome (Boucher) ».

Déçu du résultat ?

Les capitaines Prescott-Gagnon sont-ils déçus des résultats ? Ils s’entendent tous deux pour dire que le niveau de jeux des Mondiaux est toujours très relevé et qu’il ne faut pas fier aux classements. Chaque match est un défi et rien ne peut être pris pour acquis. Les équipes américaines, peu importe leurs classements, sont toujours fortes. Et chaque Mondial apporte son lot de surprises. Pour Vintage, une médaille aurait été sans aucun doute appréciée, mais n’a jamais été un objectif. Pour Nsom, le bronze était atteignable, mais un pool préliminaire difficile allait compliquer leur évolution dans le tournoi. Malgré la déception qui est plus sentie du côté de Nsom, les deux équipes ne trouvent rien de gênant à terminer 6e (Vintage) et 5e (Nsom) au monde.

Peu importe les résultats, il faut reconnaître le succès de ces deux programmes masters qui dominent la scène canadienne et qui s’imposent de belle façon sur la scène mondiale depuis 2013. Les deux équipes totalisent 5 médailles d’or, une d’argent et une de bronze au niveau canadien en plus d’une médaille d’or aux Mondiaux de 2015 (Vintage).

La suite des choses

En pleine dégrise post-Mondiaux, les deux capitaines ne savent pas encore dans quelle mesure ils poursuivront leur carrière de joueurs élites. La conciliation ultimate-travail-famille devient de plus en plus difficile avec l’horaire des enfants qui à leur tour s’investissent dans différentes activités sportives. Une chose demeure; ils auront tous deux laissé leurs marques dans au sein du ultimate canadien.

Une seule médaille canadienne

Tombstone de Toronto a remporté le bronze dans la division Grand Masters. Mark « Shaggy » Zimmerl (2è de la 1ère rangée) a eu un impact important dans le succès de l’équipe.

Des douze médailles en jeu lors du tournoi, les équipes américaines n’en auront concédé seulement que deux. Tombstone du Canada a remporté le bronze dans la division Grand Master (40 ans et +). L’équipe basée essentiellement à Toronto comptait dans ses rangs le légendaire joueur montréalais Mark « Shaggy » Zimmerl qui a eu un impact important dans l’obtention du bronze. Les Japonaises ont remporté l’argent dans la division Master féminine. Les Américains auront une fois de plus confirmé leur domination mondiale du sport en remportant 10 médailles.

Fin de semaine de championnat de l’AUDL

Le championnat de l’AUDL se tiendra à Madison le 11 et 12 août prochain. Les demi-finales de l’AUDL auront lieu le samedi prochain. New York affrontera Dallas dans la première demi-finale. Madison, équipe hôtesse, affrontera Los Angeles dans la deuxième. La finale se tiendra le lendemain 12 août. Le tout sera webdiffusé sur le site de Stadium. Pour vous mettre en appétit, revoyez les meilleurs moments de la demi finale opposant Toronto et Dallas tenue l’an dernier à Montréal.

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