Autre

C’est assez!

(C) Radio-Canada

Cet automne, une immense vague de dénonciations d’agressions et d’harcèlements sexuels a pris le monde entier d’assaut. Le mouvement #MeToo a été un véritable mouvement social qui a réellement eu un impact partout à travers le monde. Plusieurs gros noms du milieu artistique ont été salis par des accusations du genre. On pense à Harvey Weinstein et Kevin Spacey aux États-Unis ou encore Gilbert Rozon et Éric Salvail au Québec. Ils se sont servis de leur pouvoir pour prendre avantage de leurs victimes. Les organisations sportives canadiennes n’ont pas été épargnées. Les mentalités doivent changer.

Marcel Aubut

Marcel Aubut a fait une première déclaration publique,... (Photo André Pichette, La Presse)

Un des premiers gros noms qui a été dénoncé pour des gestes d’harcèlements sexuels est l’ex-président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut. En 2015, à la fin-septembre, plusieurs femmes l’ont accusées d’harcèlements sexuels, alors qu’il était en fonction avec le COC. Voyant les accusations se multiplier, Aubut décide de démissionner de son prestigieux poste quelques jours plus tard et présente ses excuses publiquement. Le Québécois de 70 ans était un homme d’affaire très influent. Il a été propriétaire et président des Nordiques de Québec, l’ancienne équipe de la LNH dans la capitale nationale, de 1988 à 1995. Au cours de ces années, Marcel Aubut a reçu plusieurs récompenses extrêmement convoitées, dont officier de l’Ordre du Canada et du Québec et avocat émérite du barreau du Québec. Ses gestes exécrables ont fait oublier sa carrière prolifique dans le monde du sport, ce qui est tout à fait compréhensible.

Depuis sa démission, un nouveau président du Comité olympique canadien a été nommé. En fait, une nouvelle présidente! Tricia Smith est une ex-athlète olympique en aviron. La nomination d’une femme à ce poste important rassure le public et les athlètes.

Michel Arsenault

Mercredi dernier, l’ex-entraîneur de gymnastique, Michel Arsenault, a été arrêté et fera face à des accusations d’agressions sexuelles. Cette histoire remonte à décembre 2017. Radio-Canada a révélé que plusieurs femmes avouaient avoir été violées par Arsenault. À la suite de cette enquête, Gymnastique Canada a suspendu l’entraîneur et a tenu à se dissocier de lui. Il y a quelques jours, il a été officiellement accusé et fera face à trois chefs d’accusations d’agressions sexuelles et quatre de voies de fait. Les gestes disgracieux se seraient produits à la fin des années 1980 et le début des années 1990.  Encore une fois, c’est une personne en position d’autorité et de supériorité qui s’en ait servi pour faire vivre l’enfer à ses victimes. Le procès de Michel Arsenault débutera le 24 mai.

Ce sont des événements inacceptables qui doivent être arrêter tout de suite. Une meilleure supervision auprès des organisations sportives de bas et de haut niveau serait très bénéfique. Après les dénonciations et les accusations, il faut des actions.

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