Basketball

Prédictions des honneurs individuels de la saison dans la NBA – Partie 2

Le calendrier régulier se terminait hier soir dans la NBA. Alors que les séries éliminatoires s’entament dès le 14 avril, il est à présent temps de couronner l’entraineur et la recrue de l’année, suivi du tant convoité titre de MVP.

L’entraineur de l’année

1 – Brad Stevens

2 – Brett Brown

3 – Quin Snyder

De loin le choix le plus difficile à mon avis. En fait, plusieurs entraineurs détiennent le profil pour se retrouver dans la conversation. Mike D’Antoni a intégré à la perfection Chris Paul à l’alignement, sans pour autant menotter James Harden, qui domine cette saison. Par la même occasion, il en profite pour rafler la meilleure fiche du circuit. Grâce à lui, Houston passe de l’éternel aspirant à la plus grande menace du Golden State. Dwayne Casey mène les Raptors au sommet de l’Est avec la meilleure fiche de l’histoire de la formation torontoise. Nate McMillan a sur profiter de l’acquisition d’Oladipo et de Sabonis en se qualifiant pour l’après-saison, exploit que très peu croyait possible.

Et ces trois-là ne montent même pas sur le podium.

Malgré la qualité de meneur démontré par plusieurs maestros, Brad Stevens se sauve avec la victoire. On ne va pas se mentir, tout le monde voyait les Celtics au sommet de leur conférence. Aucune surprise ici. Ce qui s’avère surprenant en revanche, ce sont les conditions dans lesquelles un tel exploit s’est accompli.

  • Après seulement cinq minutes au calendrier, les Celtics perdent les services Gordon Hayward pour le restant de la saison.
  • Kyrie Irving ne joue que 60 rencontres et manque la fin du calendrier régulier. Il manquera aussi les séries éliminatoires.
  • Des joueurs clés de la seconde unité manquent au moins 19 parties chacun (Morris, Smart et Theis).
  • L’explosion de Jayson Tatum et Jaylen Brown, qui semblent prêts pour un rôle plus important très tôt dans leurs carrières.
  • Boston qui, malgré tout, détient la meilleure défensive du circuit.

Je suis un gars ouvert, mais si on parle d’accomplir plus avec moins, aucun autre entraineur n’arrive à la cheville de Stevens.

Ensuite, impossible de négliger le travail exceptionnel de Brett Brown avec les Sixers. Personne, absolument personne dans l’entourage de la NBA n’accordait plus de 50 victoires à Philadelphie. Pourtant, il a su assembler plusieurs pièces endommagées pour créer un alignement performant. Les 76ers représentent l’une des plus jeunes équipes du circuit, pourtant, ils se dirigent vers le troisième rang de l’Est. En fait, le plus impressionnant demeure comment il a su conserver la confiance de son vestiaire ces dernières saisons pour finalement émerger victorieux en 2017-2018. Le fait qu’il n’a pas été renvoyé est en soi impressionnant, j’imagine que c’est ainsi que #trusttheprocess prend réellement son sens. La cerise sur le sunday ? Terminer la saison sur la plus longue séquence victorieuse de l’histoire de la concession. Disons que tu ne veux pas affronter les 76ers en première ronde.

Finalement, Quin Snyder sort de l’ombre pour le Jazz. Son équipe détient l’une des meilleures recrues du circuit, le joueur défensif de l’année et la deuxième meilleure défensive de la NBA. Tu veux quoi de plus ? Il mérite amplement d’être considéré pour un tel honneur.

Shut out à Gregg Popovich, qui perce les séries éliminatoires pour la 21e saison consécutive, et ce, sans Kawhi Leonard.

La recrue de l’année

1 – Ben Simmons

2 – Donovan Mitchell

3 – Jayson Tatum

Pour commencer, oui, Simmons est une recrue selon la NBA. Sujet clôt, passons au suivant.

Ben Simmons est ce qui s’apparente le plus au King dans la NBA. Il marque, il passe, il attrape les rebonds, il fait tout, partout, tout le temps. À tous ceux mettant en doute son leadership, il mène présentement une équipe avec 15 gains consécutifs, qu’il a su perpétuer sans l’aide de Joel Embiid. Même s’il ne mène pas les Sixers en termes de points, il enregistre tout de même d’impressionnantes statistiques. 16 points, 8.2 aides et 8.2 rebonds par match, quelle recrue peut un jour espérer en faire autant ? La vraie question est plutôt : comment ne pourrait-il pas remporter la recrue de l’année ?

D’un autre côté, Donovan Mitchell est la première recrue depuis un certain Carmelo Anthony à mener une équipe en séries éliminatoires tout en se retrouvant au sommet des marqueurs de la formation.

20.5 points par match. C’est simple, Mitchell est un marqueur naturel. Donnez-lui le ballon et admirez. Leader sur le terrain comme dans le vestiaire, une grande partie du succès de l’Utah revient à la recrue. À l’inverse de Simmons, je donne un énorme crédit à Mitchell pour ce qu’il a accompli : être une recrue et mener une équipe vers le troisième rang de l’Ouest. Je répète, de l’Ouest !

En troisième place, la surprise des Celtics : Jayson Tatum. Devant le nombre important de blessés, il a su se lever pour remplir un rôle très important offensivement. En 80 rencontres, il frôle les 14 points par match en plus d’y rajouter cinq rebonds. Well done Jayson. Les Celtics de 2018-2019 me font déjà peur.

MVP – Le joueur le plus utile

1 – LeBron James

2 – James Harden

3 – Anthony Davis

Ah LeBron James. L’homme qui défie le temps. Le King jouait son 82e match de la saison hier soir, menant une équipe déchue vers le Top 4 de l’Est.

Deux de ses anciens coéquipiers étoiles, Isaiah Thomas et Derrick Rose ont lamentablement échoué cette saison. Dwyane Wade est parti dès qu’il est arrivé. Kevin Love s’est brisé la main et a subi une attaque de panique en pleine partie. Jose Calderon, rejeté par les Knicks, est le meneur de jeu partant des Cavaliers.

LeBron réalise l’impossible. Dans de telles circonstances, peu importe à quel point ta barbe est imposante, personne hormis LeBron n’aurait réussi un tel exploit.

27.7 points, 9.2 aides et 8.7 rebonds pendant 82 rencontres à 33 ans.

Il mène également la NBA en ce qui a trait aux minutes jouées et aux points marqués. Je ne vois tout simplement pas Harden se mesure à LeBron. L’argument majeur en sa faveur demeure la fiche des Rockets, la meilleure du circuit. Sans ça, ce n’est même pas une question à savoir qui des deux se mérite le MVP. Et même si Harden marque plus par rencontre, LeBron fait tout et à chaque occasion possible. Il possède plus de minutes jouées, plus de points, plus d’aides, plus de rebonds et plus de contres qu’Harden. Sans oublier qu’il est plus efficace dans ses lancers et qu’il se retrouve dans une classe à part d’Harden au niveau de leur défensive.

Harden est sensationnel : le meilleur joueur de la meilleure équipe. Sans LeBron, il remporte haut la main le titre. Malheureusement, il héritera de la deuxième place au scrutin pour la troisième fois en quatre ans. Si on parle d’être le plus utile possible à son équipe, LeBron est complètement hors d’atteinte.

Il n’en demeure pas moins qu’Harden surpasse tous les autres joueurs du circuit. Il fait des Rockets l’un des favoris dans l’obtention du Larry O’Brien. The Beard est le seul joueur avec au moins 30 points par rencontre, il ajoute même neuf passes décisives par rencontre. Cette saison, il est devenu le seul joueur de l’histoire de la NBA à inscrire un triple double de 60 points. Comme si ce n’était pas suffisant, il mène présentement Houston à la meilleure saison de la franchise.

Finalement, parlons d’Anthony Davis. Avec DeMarcus Cousins sur la touche, Davis s’est élevé au rang de potentiel MVP dans la NBA. Il a complètement pris le contrôle des Pelicans, assurant par la même occasion sa place en séries éliminatoires. The Brow se retrouve tout juste derrière Harden avec 28.2 points par rencontre. Avec 11 rebonds (5e) et 2.6 contres (1er et de loin) par partie, Davis domine des deux côtés du terrain. De plus, il représente sans aucun doute le meilleur protecteur d’anneau qui ne s’appelle pas Rudy Gobert. Bref, il fait autant qu’Harden avec un effectif beaucoup moins talentueux, et c’est tout en son honneur.

 

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