Canadiens

Plus qu’une simple fuite d’eau pour le CH

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le Titanic sombra dans l’océan Atlantique au large de Terre-Neuve. En 2018, c’est au tour des Canadiens de Montréal de s’enfoncer dans la noirceur des profondeurs.

Pour ceux qui croient que l’iceberg n’a pas été communiqué au chauffeur ainsi qu’aux officiers du Titanic, vous avez tort, ceux-ci étaient aux courants, mais n’ont tout simplement pas su être en mesure de bouger assez rapidement. Vous me voyez venir? Il était écrit dans le ciel que le CH avait une marge d’erreur extrêmement fine.

Dès la transaction de PK Subban, la fenêtre d’opportunité diminuait du même coup de quelques années. Ayant dorénavant comme noyau des joueurs dans leur peak de performance en Carey Price, Shea Weber et Max Pacioretty, le succès devait y être, avant que l’âge ne prenne le dessus. La suite? Blessure, blessure, contre-performance, nonchalance. Il a fallu 37 secondes entre les ordres de tourner à babord et le contact de l’iceberg. Du côté du CH, seulement quelques rencontres pour observer que quelque chose ne tournait pas rond. Stratégie mal conçue pour l’équipe, défensive poreuse, gardien de but pas à la hauteur de ses capacités, capitaine inoffensif et j’en passe.

Seule une énumération de noms banals est capable de nous faire rire et soupirer. En voici la preuve. Karl Alzner, David Schlemko, Max Pacioretty, Jordie Benn, Jacob De La Rose. Et puis? Moi, j’ai ris. Soupiré? Encore plus.

La coque du Titanic a flanché et voilà pourquoi il n’y avait pas de solution. La base même du navire avait pris l’eau. Même son de cloche du CH alors que le noyau a pris l’eau, le noyau a flanché et les dirigeants du navire ne savent tout simplement plus quoi faire. Les bateaux de secours sont jetés à l’eau, mais même ceux-ci coulent un après l’autre. Plus rien ne va. La barque va tout simplement se fracasser au fond de la mer et il faudra reconstruire en partant de rien, en partant des quelques petites pièces toujours fonctionnelles.

Brendan Gallagher. Qui d’autre sérieusement? En regardant les matchs, j’ai l’impression que notre petit attaquant #11 est le seul qui est resté au sec. Tous les autres ont pris l’eau et jouent mollement. En espérant que de petites vacances au chaud cet été va les sécher et les durcir un peu. Sérieusement.

La traversée de Southampton, en Angleterre, vers New York devait être amicale, tranquille, festive. Elle est malheureusement devenue l’une des plus grandes catastrophes. La saison 2017-18 des Canadiens de Montréal se devait d’être calme et festive en se positionnement confortablement en séries éliminatoires. Finalement, ce fût encombré d’embuches et les mauvaises nouvelles se sont succédées.

Je viens de me rendre compte que je parle comme si la campagne était terminée. Ce serait trop beau pour être vrai. Difficile à croire que ces paroles sortent de la bouche d’un des plus grands fans, mais nous allons être obligés de continuer à regarder un bateau couler soir après soir, en attendant un miracle, qui n’arrivera probablement pas.

Si au moins une chimie quelconque pourrait émerger entre Pacioretty et Jonathan Drouin pour nous faire rêver comme Jack et Rose l’ont fait.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Surlebanc.ca, un média sportif hors du commun. Notre but : parler d'actualité, de conflits sociaux et d'enjeux culturels et même politiques que nous offre le sport!

Facebook

Abonnez-vous à notre infolettre

* indicates required

Copyright © 2015 Flex Mag Theme. Theme by MVP Themes, powered by Wordpress.

Retour en haut