Canadiens

Trevor Timmins, un homme sous apprécié?

La performance de Nikita Scherbak contre les Predators m’a inspiré une évaluation du travail de Trevor Timmins et de son équipe depuis leur début au repêchage de 2003. 

Maintenant dans sa 15e année au sein de l’organisation de Canadien, Trevor Timmins est un exemple de longévité à travers la LNH. Récemment victime de critiques des amateurs, comme chacun des membres de l’état major des Canadiens, Timmins n’est pas aussi méritant de cette critique qu’on ne pourrait l’imaginer. Au cours des 15 dernières années, lui et son équipe ont connu des hauts comme des bas. Cependant, il serait injuste d’attribuer le blâme entièrement à Timmins, puisque certains de ses meilleurs produits ne sont plus avec l’organisation.

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 Un flair comme peu d’autres

Depuis la nomination de Timmins, l’équipe n’a seulement eu accès qu’à quatre choix dans le top 10. Cela étant dit, Timmins a tout de même un flair très aiguisé durant toutes ces années. En commençant par porter attention aux bons choix de M. Timmins, on se rend vite compte de la qualité de son équipe de recruteurs.

Les bons coups ont des noms connus : Price, Pacioretty, Gallagher, Mete, Hudon, Lehkonen. En plus d’être toujours avec le club à ce jour, ces derniers viennent renforcer la réputation de Timmins quand vient le temps de choisir en dehors de la première ronde.

Manque flagrant au centre

L’autre côté de la médaille, c’est l’incapacité du CH de trouver un premier centre digne de ce nom. Je n’invente rien ici, puisque c’est la même histoire à Montréal depuis le départ de Vincent Damphousse. Durant l’ère Timmins, le Canadien n’a seulement choisi que trois centres en première ronde. Considérant que Michael McCarron et Alex Galchenyuk ont été repêchés dans l’optique de jouer au centre dans le futur ; le 3e centre se trouve à être Kyle Chipchura.

Sans vouloir dénigrer le talent évident d’Alex Galchenyuk, il n’est pas l’heureux élu pour le Canadien, lui qui est au cœur de rumeurs d’échanges depuis le début de la saison. Michael McCarron, deviendra, au meilleur, un joueur de profondeur fiable dans sa propre zone. Dans le cas de Chipchura, il a cumule 14 points en 68 matchs avec le grand club et ne joue plus dans la LNH.

Aucun contrôle sur les échanges

Un des exercices les plus frustrant est de jeter un coup d’œil aux joueurs que Timmins a repêché, mais qui ne sont plus avec le club. Ici encore, les noms résonnent : McDonagh, Subban, Sergachev, Andrighetto. Évidemment, le nom le moins reluisant de cette liste est Sven Andrighetto. Toutefois, depuis sont arrivé avec l’Avalanche, le petit ailier suisse a produit 36 points en 56 matchs. Pour les autres, est-ce que j’ai quoi que ce soit à ajouter ?

Dans chacun des cas, le joueur avait été un superbe choix de Timmins, mais ils n’ont jamais eu la chance de s’épanouir entièrement à Montréal. Encore pire dans le cas de McDonagh qui a été échangé avant même de jouer un seul match dans l’uniforme bleu-blanc-rouge.

En terminant, dans l’éventualité où le CH procèderait à un grand ménage, Timmins n’aurait aucune difficulté à se trouver un autre emploi ailleurs dans la ligue. Ses choix de qualité ont prouvé sa capacité à établir une équipe de repérage solide pour toute équipe de la ligue. Comme mentionné plus haut, Timmins et son entourage ont eu plusieurs bons coups sans toutefois être parfait. Cependant, ce que les fans de Montréal retiendront le plus, c’est l’absence de Coupe Stanley durant l’ère Timmins.

Si le Canadien choisi effectivement de commencer à rebâtir, il sera intéressant de voir si les rênes seront confiées à Timmins.

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