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Ballon d’or, puis président!

Fraichement élu à la tête du Libéria, Georges Weah peut se vanter d’avoir un profil politique atypique. L’ancien attaquant de Monaco, du PSG ou encore de l’AC Milan, élu fin décembre, a été investi à la tête de son pays natal le 22 janvier. Weah perpétue la liste des sportifs reconvertis en politiciens (Pelé, Klitschko, Pacquiao, etc.). Cependant, jamais un sportif professionnel n’était parvenu à prendre la tête d’un pays. C’est désormais chose faite.

Une carrière sportive hors-norme

Weah commence à se faire un nom à Monaco. Entrainé par Wenger le libérien devient rapidement l’un des meilleurs buteurs de la Ligue 1. Alors que le Libéria est touché par la guerre civile, Weah garde la tête froide et aide Monaco à atteindre la finale de la Ligue des champions lors de la saison 1991-1992. Dans le même temps, Weah s’insurge dans l’émission française Téléfoot du manque de réaction internationale face au conflit qui déchirait son pays.

Georges Weah explose ensuite au Paris Saint-Germain où il évolue entre 1992 et 1995. Capable d’actions d’anthologie, comme ce but contre le Bayern d’Oliver Kahn en novembre 1994. Il devient rapidement capitaine de sa sélection nationale.

En 1995, il signe contre 35 millions de francs au Milan AC et remporte le Ballon d’or la même année. Il demeure encore aujourd’hui le seul joueur africain de l’histoire a avoir obtenu cette distinction.

Ayant désormais gagné beaucoup d’argent, Weah n’oublie pas son pays d’origine et finance souvent de sa poche les déplacements, hôtels ou autres de la sélection dont il est capitaine.

En 1996, le buteur réclame à l’ONU d’intervenir dans son pays, toujours ravagé par la guerre civile. Ce geste lui vaudra l’incendie de sa maison par le dirigeant libérien de l’époque Charles Taylor.

Suivie d’une reconversion réussie.

La situation politique compliquée du Libéria dans les années 90 a beaucoup marqué Georges Weah. Après avoir pris sa retraite, il se présente une première fois aux élections présidentielles en 2005, mais est défait par Ellen Johnson Sirleaf.

Ellen Johnson Sirleaf, diplômée de Harvard et anciennement salariée à l’ONU et à la Banque mondiale n’a pas réussi à endiguer la corruption qui gangrène son pays, ni à élever l’espérance de vie de sa population. Selon l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, seuls 7 % des habitants de Monrovia ont à ce jour un accès régulier à l’électricité. La croissance économique du pays stagne, l’éducation est coûteuse et de piètre qualité et les infrastructures du pays sont en mauvais état.

Natif d’un bidonville de Monrovia, Georges Weah incarne la réussite pour beaucoup de Libériens. C’est un modèle, un exemple à suivre. La population du Libéria lui fait confiance et, en décembre 2017, il est élu président avec plus de 60% des suffrages au second tour.

Malgré une relative inexpérience en politique et un programme assez flou, Weah se voit confier la lourde tâche d’amener son pays sur la voie du développement socioéconomique. Pour ce faire il a prévu de lutter contre la corruption, de rendre l’école gratuite ou encore de développer un meilleur système de santé.

Souhaitons au nouveau président la même réussite en politique que sur les terrains de soccer européens.  Voici un petit top 10 de ses meilleures actions pour se remémorer la qualité du joueur.

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