Baseball

L’année du coup de circuit

Jose Altuve cogne un circuit lors du 2e match de la Série mondiale. Photo Getty

6105 longues balles. C’est le total qui a été obtenu lors de la saison régulière 2017 de la Ligue majeure de baseball. Cette quantité phénoménale de coups de circuit est venue démolir la marque précédente, qui était de 5693. C’est une augmentation de 7,2% par rapport au record, qui avait été établi en 2000.

Et ce n’est pas tout. Lors de la présente Série mondiale, les Dodgers et les Astros ont déjà cogné 22 coups de circuit. La série n’est même pas terminée, mais il s’agit déjà d’un record. Le plus grand nombre de coups de circuits lors d’une Série mondiale avant celle-ci était de 21, établi par les Giants et les Angels en 2002. Il leur avait toutefois fallu sept matchs pour réaliser l’exploit. Si les Astros cognent deux circuits de plus, ils vont passer devant l’édition 2002 des Giants pour le record de circuits en Série mondiale pour une même équipe, avec 15.

Des balles différentes?

Évidemment, la réaction première du lanceur qui vient d’accorder un coup de circuit est la surprise. Tout artilleur des ligues majeures doit avoir une confiance absolue en ses moyens, sans quoi il n’est plus un artilleur des ligues majeures (voir le déclin de Dontrelle Willis et les difficultés d’Hideki Irabu). Certains lanceurs ne comprennent tout simplement pas comment le frappeur a pu cogner un coup sûr contre eux.

Il n’est donc pas surprenant d’entendre des lanceurs expliquer aux médias que les balles ont été modifiées – juiced balls est le terme utilisé, en référence à l’époque des stéroïdes. Ce qui est surprenant, c’est que beaucoup de lanceurs sont convaincus de la véracité de cette théorie.

Lance McCullers, des Astros, qui a pourtant eu beaucoup de succès jusqu’à maintenant en séries d’après-saison, a déclaré que le phénomène était «100% vrai. Si tu écris avec un crayon à mine 10 000 fois, puis quelqu’un te donne un stylo… tu vas voir une différence.» Justin Verlander et Dallas Keuchel, ses coéquipiers, se rangent aussi derrière cette théorie.

Toutefois, les Dodgers voient la situation d’un oeil différent. Le lanceur Rich Hill a décrété que les balles n’avaient pas changé, alors que le gérant Dave Roberts a dit qu’il ne voyait pas non plus de différence. Roberts, un ancien joueur de champ extérieur, croit plutôt que les conditions météorologiques expliquent le phénomène.

Des joueurs mieux entraînés

Il ne faut pas non plus oublier que les joueurs modernes sont davantage en mesure de cogner des circuits. D’abord, les balles qui leur sont lancées arrivent plus rapidement. En 2016, la balle rapide moyenne atteignait environ 92 mph, par rapport à 89 mph en 2002. Les données ne sont pas disponibles pour les années antérieures, mais les balles étaient certainement moins rapides.

Également, les joueurs sont mieux entraînés maintenant qu’à une autre époque. Un argument peut être mis de l’avant comme quoi les frappeurs avaient plus de puissance à l’époque des stéroïdes, mais ce n’étaient pas tous les frappeurs qui utilisaient ces produits. Les joueurs sont aussi plus grands et plus gros maintenant, rendant les terrains plus petits par rapport à leurs dimensions corporelles. Aaron Judge est un géant dans le nouveau Yankee Stadium. Il n’a donc aucun mal à étirer les bras pour pousser la balle de l’autre côté de la clôture.

Un meilleur spectacle

Une chose est certaine, les coups de circuit rendent le baseball beaucoup plus intéressant à regarder pour l’amateur moyen. Des matchs comme celui d’avant-hier, qui s’est terminé 13-12 en faveur des Astros, attirent le public. C’est donc une très bonne affaire pour les Ligues majeures de baseball.

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