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L’accessibilité des sports, un choix de société?

On le sait, le sport, c’est bon pour la santé mentale et physique. Pour moi, c’est une discipline comme la philosophie est une discipline ainsi que les mathématiques. Toutes ces pratiques sont accessibles à l’école de manière plus ou moins fréquentes. Mais faire carrière dans un sport, ce n’est pas pareille comme faire carrière en musique ou en mathématique.

Pour être un musicien hors paire, tu dois passer par des écoles. Certes, tu peux ajouter quelques cours privés, mais il y a moyen de t’en sortir en étudiant au public jusqu’à la maîtrise pour vivre de ta passion. Mathématique, même chose. Beaucoup d’études et de temps mais pas plus d’argent que d’autres champs.

Être un joueur de hockey professionnel et gagner sa vie avec ce métier, bonjour les dépenses. Juste l’équipement, des milliers de dollars. Les inscriptions de hockey et les courses aux arénas pour les parents en décourage plus d’un et avec raison. Tout ça superposé au reste: L’école, les lunchs, etc. Bref, le même kit que les musiciens et les mathématiciens en devenir.

Joueur de tennis, même chose. Des sommes astronomiques en cours privés et en équipements. Bref, pour être un sportif professionnelle, il faut d’abord être né dans une famille avec pas mal de moyens.  Plus de moyens que la moyenne disons. Ça enlève rien aux athlètes mais ce n’est pas tout le monde qui commence avec la même opportunité. Peut-être il y a t-il des talents gaspillés par faute de moyen. Sans doute.

Mais comment l’état peut intervenir et est-ce que ça en vaut la peine?
Pour la peine, je crois que oui, mais comment? Subventions aux familles qui inscrivent leurs enfants dans des sports? Ok, mais ça va coûter cher. Et ces joueurs payeront-ils leurs impôts au Québec pendant leur carrière professionnelle? Pas nécessairement donc dur de parler d’un investissement. Bon, on pourrait parler de la forme physique de ces personnes et leurs coûts moindres en santé dans le futur parce qu’ils sont plus en forme mais encore là, c’est très difficile à calculer.

C’est donc dire que c’est un choix de société plus qu’autres choses. On décide, collectivement, de pousser les athlètes d’ici même si plusieurs ne perceront pas. Ce qui est sûr c’est qu’en attendant il y a certainement du talent perdu.

Crédit photo: Canadiens junior AAA

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